‹ De l'asphyxie locale et de la gangrène des extrémitésChapitre 8 sur 38 · Brünicke. Bibl. of. Lüger, ou Schmidls Jahrbuch · texte numérisé non relu

Brünicke. Bibl. of. Lüger, ou Schmidls Jahrbuch

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trèrent qu’au bord supérieur de l’hélix des deux oreilles. Au nez et aux orteils des deux pieds, les lésions sé bornérent à un état asphyxique.

Dans son rapport sur l’épidém'e de 1870, en Finlande, Estländer (1) fait ressortir plusieurs points importants. Ses remarques Sont d'autant plus intéressantes qu’il lui a été permis, dans lés trente cas qu'il a observés, dé mettré en parallèle la gangrène par thrombosé etla gangrène symétrique. Seize cas, seulement én éffét $e räpportaient à cette dernière. Tout d’abord, si c’ést aü sin: dromeé de Rayüaud qué l’on a afféire, c’est dans uné période très rapprochée du début que la complication 8e déclaré. Ce sont de préférence les sujets jéunes qui Sont atteints. La syncope et l’asphyxie locales précèdent toujours lé sphacèle. Lés régions atteintes le sont uné fois pour toutes, la gangrène deméure toujours limitée, élle dépasse rarement lé pied. Les lésions de la peau sont plus étendues que célles des tissus sous-jacents de sorte que les dégâts réels sont moindres qu’on aurait pu s’y âttèndre d’après le premier examen. Lë rétour à l’état normal s'effectue en quelques semaines ; il est souvent marqué par une période de réaction vive avec élévation de la température. Les vaisseaux et le cœur paraissent indemnes à l’examen clinique.

Des quatre cas cités par Fischer;(2) deux seals sont sûre: ment dûs à la maladie de Raynaud. Dans l’un il s’agit d'ün

eune homme de dix-neuf ans. Là encoré cé furent les

1. Estländer. Arch. für chirurgie, XII, 2, p. 453. Berlin, 4870 2, Fischer. Archiv. für klin.chirurg., 1870.

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membres inférieurs qui furent atteints. Les lésions se limitèrent aux orteils el à une très petite partie des pieds. La gangrène fut précédée d’une période d’asphyxie locale qui se montra au cours même du typhus.

Dans l’autre cas, le malade est un homme de soixante ans, chez lui les lésions ne furent pas complètement symétriques. Le pied droit fut peu atteint.

Le cas de Rakhmaninoff (1) ne présente d'intérêt que par l’examen histologique des nerfs, nous aurons occasion d’y revenir. ;

Grippe. — La grippe et la fièvre typhoïde sont les deux maladies les plus susceptibles de donner lieu à la gangrène des membres. Celle-ci s'explique alors le plus souvent par la thrombose.

Nous avons laissé de côté résolument tous les cas qui pouvaient éveiller le moindre doute. Trois observations seulement nous ont paru indiscutables ; celles de Dardignac (Ob. VIII) de Laurenti (2) et de Faure Miller.

Dans les deux premières, ce sont les membres supé-

rieurs qui sont mis en cause :

La malade de Laurenti est un enfant de sept ans, Profondément atteint de l’influenza, il présenta après une journée de douleurs et de fourmillements, une teinte bleu noirâtre, puis, des accidents de grangrène superficielle aux doigts, et aux . orteils. La grangrène se limita à la seconde phalange. L'enfant

mourut le dixième jour.

1, Rakhmaninoff, Revue de médecine, 1892.

?. Laurenti, Riforma medica. fév. 1891 in thèse Defrance.

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