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L'observation de Faure Miller (1) a trait à une jeune fille légèrement chlorotique qui eut une gangrène des deux pieds. A l’encontre du malade de Dardignac et de celui de Laurenti, c’est au cours de la convalescence qu'elle fut atteinte. La plante du pied droit présenta à la suite d’une course en montagne, de la cyanose avec douleurs violentes. Le pied gauche fut atteint le lendemain, il présenta les mêmes symptômes quoique moins prononcés.
Fièvres éruptives. — Ve tous les cas publiés de gangrène survenue au cours des fièvres éruptives, aucun ne se rapporte nettement au syndrome de Fraynaud. Même le cas communiqué par Jacques Munck au congrès de médecine de Moscou (1897) (2) est certainement dû à une artérite. Il s’agit, en effet, d’un enfant qui au cours d’une rougeole grave compliquée de bronchopneumonie, fut atteint d’une gangrène spontanée de la main gauche. Or, les battements de la radiale et de la cubitale disparurent ;il n’y eut point de période asphyxique prémonitoire ; la main tout entière fut prise ; les autres membres, les oreilles et le nez ne présentèrent aucun trouble vaso-moteur ou trophique : il s’agissait donc probablement, et, c’est l’avis de l’auteur, de lésions consécutives à une artérite oblitérante.
Est-ce à dire que les fièvres éruptives ne puissent donaer lieu au syndrome de Raynaud? Logiquement il
n’y a pas de raison pour qu’elles se comportent autre-
1. Faure Miller, Brit. med. Journal, juillet 1891. 2, Gazette Hebdomadaire, 1897.
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ment que les autres maladies infectieuses. L'observation recueillie par notre collègue Surrel (ob. XI) tend à le prouver. |
Erysipèle. — Nous rapportons en détails à la fin de notre travail les deux observations d’Angelesco et de Hülm (ob. IV, V). Dans les deux cas les quatre membres ont été intéressés. Defrance citant Angelesco met surtout en reliefles douleurs intolérables qui ont accompagné l’apparition des phénomènes de nécrose, douleurs tellement fortes qu’on dut recourir à la morphine pour les calmer.
Puerpuéralité. — Quand la gangrène symétrique accompagne la fièvre pu rpuérale, elle ne fait son apparition que très longtemps après l’accouchement : de trois à six semaines après l’expulsion selon Raynaud, Begg, Duflocq.
Les membres inférieurs sont les plus fréquemment atteints (Duflocq. Hochstetter).
Pneumonte. — Le plus souvent c’est à la thrombose ou à l’embolie qu’il faut rapporter la gangrène des extrémités dans la pneumonie (Berthier) (1). Cependant le cas de Nielsen (obs. VIT) est une maladie de Raynaud typique. Ici, aucan signe important ne fait défaut, ni les douleurs prémonitoires, ni la syncope et l’asphyxie. Les battements artériels sont restés nets et réguliers. La malade fut atteinte au décours de sa pneumonie.
Diphtérie. — La toxine diphtérique est l'un des poisons
1. Thèse de Paris, juillet 1899. Gangrène des extrémités dans la pneumonie.
e M les plus actifs du système nerveux. Les paralysies sont les complications les plus fréquentes de l’angine à bacilles de Leœæfler. D’autre part, H. Martin (1) a nettement démontré l'existence de l’artérite diphtérique et, cependant la gangrène des extrémités est extrêmement rare au cours de la diphtérie. Le cas de Ward (2) et celui de Hyde et Püwel sont donc exceptionnels. Dans le premier, il s’agit d’une gangrène par embolie. Ce fait ne rentre pas dans notre sujet. Le second, au contraire, est un cas de maladie de Raynaud typique. Le malade fut frappé au cours de la convalescence, les quatre membres furent atteints, le nez ne fut pas épargné. Les douleurs ont été intenses et l’asphyxie et la syncope n’ont pas fait défaut. (ob. X). L'observation personnelle qui fat le point de départ de ce travail, a trait à une streplo-diphtérie, mais, comme nous l’avons fait ressortir, il s’agissait probablement d’une angine ayant compliqué une scarlatine fruste : l’infection est donc complexe. Ce que notre petit malade a surtout présenté d’intéressant, c'est l’opisthotonos concomitant, signe probable de lésions de la moelle ou des méninges rachidiennes; c’est la tache cyanotique du bas-ventre, c’est l’albuminurie. Les troubles vaso-moteurs consistèrent en syncope locale des quatre extrémités, en œdème léger de la main droite. La gangrène n’atteignit que les doigts de la main gauche, le pouce excepté. Enfin l’enfant qui
avant d’être malade ne présentait aucun trouble vaso-mo-