PRONOSTIC
Les accidents asphyxiques, dans la compression du thorax, sont ceux qui présentent le plus de gravité et devant lesquels on doit réserver le pronostic. Les ecchymoses cervico-faciales sont en elles-mêmes d’un pronostic bénin, tandis qu'il faut être très réservé pour les hémorragies rétiniennes.
Si le blessé survit à la compression et qu’on puisse traiter rapidement ses phénomènes asphyxiques, la guérison est la règle. Le pronostic n’est assombri que par la possibilité de complications pulmonaires ou viscérales. On a pu relever des hémoptysies (Mauclair) ou des pneumonies traumatiques.
On a noté aussi de l’albuminurie sans aucun trouble (Merian, Brunel, Beal), de l’hématurie résultant de l’infarctus rénal hémorragique.
Nous connaissons aussi les troubles oculaires passagers et définitifs.
Quand la mort survient, elle est le fait des grands délabrements produits par une compression trop intense ou trop prolongée. Elle est alors presque immédiate. Parfois elle ne survient que quelques jours après le traumatisme ét on a trouvé. à l’autopsie, une
Less rupture du diaphragme, parfois des déchirures du foie, de la rate. È
On ne saurait donc affirmer une bénignité constante ; mais l’on peut dire que si la mort ne survient pas pendant la compression, rares sont les cas de non guérison,
HR es
FRAITEMENT
Deux périodes.
1° Aussitôt après l'accident.
>" Plus tard, le choc traumatique a disparu.
1° AUSSITOT APRÈS L'ACCIDENT : lraitement général des asphyxies. Le malade est, avant tout, un asphyxié, Les lésions thoraciques (fracture de côtes) ou factures de membres, passent au second plan.
Respiration artificielle, traction rythmée de la lanoue.
Piqüres d'éther, de caféine, d'huile camphrée. Réchauffer le malade, réveiller la circulation par des frictions énergiques alcoolisées. Injections de sé-