‹ De l'Asphyxie Traumatique dans les Compressions du ThoraxChapitre 7 sur 14 · OBSERVATIONS INÉDITES · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS INÉDITES

Garçon de 14 ans. Apporté à 22 heures 30 sans connaissance. Respiration lente et superficielle; pouls petit, mais régulier et de fréquence normale. Refroidissement des extrémités; face violacée; pupilles dilatées; cornées à peu près insensibles.

Quelques taches bleuâtres disséminées sur le thorax. Pas de fractures de membres; pas de fractures de côtes appréeiables.

Enveloppements chauds; piqûres d'huile camphrée et de sérum. L'état reste alarmant pendant deux heures: puis la respiration devient un peu plus profonde et le pouls remonte. Inhalations d'oxygène.

La nuit se passe assez bien. Le lendemain, au jour, on constate une infiltration ecchymotique des plus caractérisées des deux conjonctives et un piquelé hémorragique de la face et du cou.

Les accidents asphyxiques ont disparu; à l’auscultation, on relève une certaine obscurité de la base droite en arrière. Un peu de toux sèche; pas d’expectoration sanglante.

Examen radiographique négatif.

Sort guéri le 17 mars.

G... Joseph, 30 ans.

Apporté le 11 mars au soir, en état d'asphyxie grave. Perte de connaissance, à peu près complète; pupilles dilatées; respiration très faible, entrecoupée; pouls petit, face pâle; pas d’expectoration sanglante. Pas de fracture de côtes (confirmé ultérieurement par l'examen radiographique).

Piqüres d'huile camphrée et de caféine. Sérum artificiel. Enveloppements chauds renouvelés.

La situation ne s'améliore qu'au bout de plusieurs hetres. is Congestion pulmonaire des deux bases, les Jours suivants. Les accidents disparaissent peu à peu.

Sort le 20 mars, guéri.

EF, oran

Apporté le 11 mars au soir, en état d’asphyxie. Plaques violacées sur la face et le thorax; dyspnée intense: pouls assez bon, pas d’hémoptysies. Pas de fractures de côtes. Gontusion de la cuisse et de la jambe droite.

Huile camphrée, oxygène, enveloppements chauds.

Le lendemain, les accidents ont en partie disparu.

Sort le 15 mars, guéri.

N:.., 2o1ans, Apporté le 12 mars au soir. Pas de perte de connaissance; respiration difficile, entrecoupée, superficielle;

pouls assez petit, mais régulier; face violacée, sans limi-

tation nette au cou et sans piqueté,hémorragique. Pas

d’expectoration sanglante. Pas de fractures de côtes. Enveloppements chauds; huile camphrée, oxygène. Se reprend peu à peu; la respiration reste courte et un

peu malaisée pendant la première4journée; rien à l’aus-

cultation.

Sort guéri lé 17 mars.

DO

PATHOGENIE

Nous avons déjà écrit, dans notre introduction, que dans les compressions du thorax, l'asphyæie est le syndrôme initial ; les accidents thoraciques et cervico-céphaliques, les lésions secondaires (il est bien entendu que nous éliminons les cas où le trauimatisme produit d'emblée un grand fracas de la cage thoracique).

Les lésions ecchymotiques faciales avaient frappé les médecins et déjà Villiers, en 1873, essayait de reproduire expérimentalement, sans y arriver d’ailleurs, les écchymoses cervico-céphaliques succédant à une compression thoracique.

Mesureur et Revenstorff faisaient les mêmes expériences sur l'enfant et sur l’adulte. Chez l'enfant, le sternum put être amené au contact de la colonne vertébrale sans fracture de côtes et sans traumatisme orave des organes du médiastin, mais aussi sans production d’accidents cervico-céphaliques.

Seuls, étaient observés des phénomènes asphyxiques.

Deux théories furent alors émises pour expliquer

la production de ces lésions.

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