‹ De l'assistance en provinceChapitre 12 sur 83 · LB MENDIANT N*£ST PAS UTILE A LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

LB MENDIANT N*£ST PAS UTILE A LA SOCIÉTÉ

Une troisième foiâ, à quelques Mois d'intefralle , en Tient encore réclamer l'intérrentiôn de M. le curé. Ge jour-là 9 le cas était désespéré. Néanmoins $ cet honorable ecclésiastique, craignant d'être pris pour dupe , crut devoir se faire assister du docteur G***, en même temps maire de la commune ^ à l'effet de constater l'état réel du prétendu moribond.

On devine que cette fois, comme les autres, la maladie était simulée, et que la présence du prêtre venant administrer les derniers sacrements n'avait d'autre but que d'ajouter de l'intérêt aux démarches que la femme F^*^ faisait tout aussitôt auprès des per* sonâes charitables pour solliciter de leur bienfaisance et de leur humanité les moyens de faire décemment enterrer son mari, d'acheter une bière, un linceul, etc., etc. !

Ce récit n'a certainement besoin d'aucun commentaire , mais j'ai cru devoir lui donner place dans celte étude , afin de faire d'autant mieux ressortir les abus sans nombre et de tout genre auxquels donnait lieu l'exercice libre de cette mendicité que certaines personnes de bonne foi , je veux le croire , se prennent encore à regretter. Suivant elles, on le sait, la présence d'un pauvre sur la voie publique est une sainte chose et un grand exemple ; elle rappelle à la conscience du néant le sensualisme et la vanité du monde , et les partisans de ce système , invoquant à l'appui la béatification de Benoît Labre, qui fut un grand mendiant, vont jusqu'à dire et à affirmer t qu'un mendiant est

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