CONCLUSION
trouver des défenseurs et des partisans dans tous les rangs. Son succès dépend des sympathie^ qu'elle aura provoquées , et de l'accueil que le public aura fait tout d'abord aux actes qui l'auront précédée. Il est donc important que ceux-ci soient combinés de manière à satisfaire autant que possible à tous les scrupules , à toutes les hésitations ; il faut que les personnes charitables, et c'est le plus grand nombre, y voient la possibilité de continuer leurs bonnes œuvres , ou de s'associer, par leur concours empressé, à l'adoucissement des souffrances ; il faut que les autres y trouvent un avantage et une économie , et que tous puissent y rattacher l'assurance de la disparition complète des abus auxquels donne lieu l'exercice illimité de la mendicité.
Tel est le but que nous nous étions proposé, et qui parait avoir été atteint par l'organisation de l'assistance résultant des efforts spontanés de la charité privée.
Nous ne croyons, du reste, pouvoir mieux en faire comprendre le rnécanisme pratique, qu'en reproduisant d-aiM^ les différentes instructions qui ont préparé la mesure ou assuré son exécution ultérieure.
Puissent-elles prouver que nous avons réalisé des faits rfHeux, positifs, d'un effet aussi certain que durable, et démontrer que ce qui a été obtenu dans un département, n'est pas mojns possible ou moins praticable dans un autre ; enfin , que l'extinction de la mendicité , sans la taxe des pauvres, n'est ni une chimère, ni une utopie!
^ Il y aura toujours des pauvres parmi vous ! ^ »
t Nom temper pauperes habetis vobiscum. Matth. , 26, 11.