‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 20 sur 159 · DES SALLES D'ASO^B · texte numérisé non relu

DES SALLES D'ASO^B

établiss^nents n'existent pas encore, ses efforts doivent tendre à les organiser, même au prix des plus grands sacrifices.

Qui ne sait la profonde p»*ole de Leibnitz : c l*ai i toujours pensé qu'on réformerait le genre humain, » si on réformait l'éducation de la jeunesse. » — c La » bonne éducation de la jeunesse, disait encore ce » grand honmie, c'est le premier fondement de la i félicité humaine. »

En ^et, c'est l'éducation qui, par l'influence décisive qu'dle exerce sur l'enfant et sur la famille, éléments jpriniitifs de toute société, fait les mceurs domestiques, inspire les vertus sociales, et prépare des miracles meqpérés de restauration intellectuelle, morale et religieuse. C'est l'éducation qui fait la grandeur des peuples et maintient leur splendeur, qui prévient leur décadœce, et au besoin les relève de leur chute '.

Au premier rang des établissements d'éducation, nous trouvons d'abord la salle d'asile, qui est le refuge de la petite enfance ; elle procure à cette intéressante population l'avantage d'une retraite sûre, ouverte à ses jeunes années, loin des dangers dont l'insouciance m les occupations forcées des parents ne sauraient tes garantir; elle lui permet, en outre, de recevoir sans ^forts , et par l'effet le plus ingénieux de l'alliance des jeux et d'une sorte de mécanisme physique adapté aux premiers développements de l'intelligence, un aiseiid)le de notions élémentaires , il est vrai , mais

> Mr Ddfanloov, De VÈâueaHçn, p. S.

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pèrfiûten»t enetes et soffis^^

lei irâi^pes esfieotîds de te morale et de b rdigkm.

c On ne saurait en douter, pour pea qoe Vm ait es I h aatisfiictioii de toît une selle d'asile bien tenue. Il 1 n'est paa de qpettade plus agréaUe à Foùl, plus dou • au eemr, jIm salutaire à rame. Tous tes visages si 9 prcfpreA et si frais, tous ces regards sî animés et si t jc^eux, tous ces fronts épanouis, toutes tes booebes » souriantes, tout ce petit peuple agitant les mains, » niarquant le pas , ratant de bonnes et douces f panries, de courtes prières, des leçcms bien simples; » ebantant , jouant , s'escrimant à mille petits jeux ; » puis tout-à-coup se taisant, s'asseyant, se leyant, » marchant ou s'arrètant, et tout cete sans pleurs, 9 sans feitigue et sans ennui, sous les yeux des femmes » qui les aiment comme les mères sayent aim^ ; c'est » quelque chose de ravissant , qui émeut et enchante » pour le présent, et qui projette sur raveiyr un jour

» décisif ^ »

Pendant que l'esprit de Tenfiint s'ouvre ainsi à ces {»*emières impressions, qui sont appelées à exercer plus tard une influence si décisive sur sou caractère et sur ses tendances, la mère de fetmille, dégagée desseins matériels d'une surveillance qui serait au premier rang de ses devoirs, peut, pendant les heures d'ou^ verture de l'asile, se consacrer à un travail productif pour la famille , et ajouter ainsi le prix de sa journée au salaire de son mari. Â ce point de vue , rinstHutton

1 RENDtJ , Un mot sur les salles d'asik, p. 7.

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de la salle d'asile empnmte le caractère dMtabUssement diaritable, et elle serait appdée déj& à rendre nu service immeose aux localités qui en sont dotées » si Ven ne devait se préoccuper avant tout de Taotioù qu'elle aerce dans l'avenir sur les habitudes d'ordre et de travail des en&ots qui les ont fréquentées. Ceux-ci y sont généralement admis de trois ans k six ans, c'est - b - dire à un âge ob le défaut de surveillance pourrait avoir déjà les conséquences les plus fâcheuses ; ear, plus tard, ils n'apporteraiefat , dans les écoles destinées aux ^fants plus âgés, que des instincts r^rettables développés par l'effet des mauvais exempta, suite de l'abandon. Du reste, l'impcHlance de ses établissements a été si généralement comprise, qu'ils ne reçoivent pas aujourd'hui moins de trois c^t mille enfants ; que l'autorité publique s'en est occupée à diverses reprises en lui consacrant plusieurs actes législatifs , et qu'en dernier lieu , un décret impérial (16 mai (854), les a placés sous la protection de S. M. l'Impératrice. Plus faciles b organiser dans les grands centres de population, les salles d'asile, quoique présentant dans les campagnes le même degré d'utilité , ne s'y propageront cependant que plus Imtement. Aussi , est-il fort essentiel que la direction de l'école y soit confiée à un instituteur bien pénétré de sa mission.

L'enfant qui sort de la salle d'asile où il a passé deux ou trois ans arrive à l'école déjà tout façonné. Son intelligence est disposée à recevoir la suite des leçons qu'il a écoutées avec soumission et respect.

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