‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 28 sur 159 · DES CRÈCHES · texte numérisé non relu

DES CRÈCHES

intelligente a créés, soit pour adoucir la tâche des mères, soit pour ménager dans l'avenir, aux familles elles-mêmes, des ressources et des soulagements précieux.

Il ne suffit pas toujours , en effet , d'avoir fortifié la jeunesse contre les épreuves ou les tentations, il ne suffit pas d'avoir enseigné dans nos écoles les connaissances ou les principes dont l'application peut s'exercer utilement plus tard ; il faut encore que le jour où la génération que nous avons élevée entre sérieusement dans cette vie active , qui entraîne avec elle ses charges et ses devoirs , la société puisse lui procurer les moyens de supporter les unes moins péniblement , et d'accomplir les autres sans difficulté.

Devenue femme et mère de famille , la jeune fille , que les leçons de l'école et de, l'ouvroir ont si fortement préparée à cette sainte mission, ne peut, surtout dans les premières années où les soins de la maternité l'absorbent , s'occuper que de son ménage et de ses enfants. Vainement est-elle à même d'exercer une industrie ou un état ; vainement ses forces lui permettent-elles d'aller, au besoin , partager les rudes travaux de son mari et d'augmenter du produit de sa journée le salaire donné au travail du chef de la famille ; en premier lieu l'allaitement des enfants, plus tard la surveillance de ceux qui sont plus grands, la retiennent forcément au logis, et cependant ce n'est pas au moment où les charges augmentent que la diminution des ressources destinées à y pourvoir est opportune.

Cette situation de la mère de famille a vivement

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