DES CRÈCHES
préoccupé la sollicitude de quelques-uns de ces hommes
de bi^ y dévoués à l'étude de toutes les questions qui
touchent à. l'amélioration ou au .soulagement du sort
des classes populaires; elle leur a inspiré l'idée de
ees établissements destinés à recevoir les enfants encore
à la mamelle , et dont le nom de crèches prouve l'origine
toute chrétienne ; car c'est en mémoire de la crèche
de Béthlehem que la charité a fondé cette institution.
La mère y apporte le matin son enfant , après l'avoir
allaité , et le dépose dans un berceau ; la garde en est
confiée à des fenunes qui suppléent par le dévouement
à tous les soins de la mère elle-même. Pendant que
celle-ci» libre des soucis de la nourrice» peut gagner
son ateUer et y consacrer à un travail productif les
heures entières de la journée» l'enfant qu'elle a
déposé à la crèche reçoit des mains de la gardienne
ou de la berceuse la nourriture appropriée à son âge.
Les détails les plus minutieux de la propreté dans
laquelle un enfant doit être maintenu ont » en outre »
une large part dans les soins donnés à la crèche;
les linges qui servent à le changer sont eux-mêmes
lavés au fur et à mesure qu'on les remplace. L'enfant
est porté» bercé» comme il pourrait l'être par sa
mère ; ses cris éveillent la plus tendre sollicitude ; s'ils
accusent la souffrance » un médecin vient le visiter, et
le soir» quand la mère le reprend, elle n'a qu'à
continuer auprès de lui des soins dont la tendresse et
la multiplicité ne peuvent être égalés que par ceux
dont l'amour maternel est seul capable d'inspirer les
nombreuses recherches.
86 OBJECTIONS Cf&HfPKE LBS CRÈCHES.
En échange de ees avantages > m ne deoàiidrqKfBaie àtà)\^ rétrMMitito de qoinxe M Tingt eMtiiiœs par joiir,' somHie à peine représentatire des fburmtwinpâb bit et de savoH employés , soit à- la^ nemyr iture >^ it&t Mfit détails de ^roi^r^ réclamés paar Fenfant. Cette lélâribotioûi i^^^evée jour par jonr sur le salaire dé i» mMe^^ \àme eticate à la dispositicm de eelle-ci la phi^ grstflde partie^ du prix de sa^ pcmmée^ tandis ^è^ sus h teBS(itrc& prédei]fee que la crèche Imi tè&ery&r « eft présence ée Fobhgatioû de rester au logis près da b^eeau de son midêcd , elle aurait pu à f^à^pêSm Taqiier mi différâits soins de son ménage^ et éUe B^await pas apporté au produit du trairai) de la hti^ \& cdMing^t de ses efforts personnels.
Quels que soi^t ces avantages ^ ils ^cmt cependant reuecmtfé de nombreux détracteurs. On a accusé Vioàtîtution des crèches d'être te résultat d'une philanthropie exagérée , dont l'effet , combiné avec celui des saBes d'asile , ne teMrait à rien moins qu'à tarir ehe^ la Éûtéte dé fanntle leë sources dé l'aiiiour maternel et à la détacher peu à peu d'un enfant qu'elle n'aurait iï1 Wàitfu $ ni élevé; Notfs n'essaierons pas de reproduire êès a^^ufiietits et encore tnoins d'y répondre. L^afticfttf IHatemôl û des droits imprescriptibles, et, loin d*étrt ttttéhué dans ses élans pal* ces précieuses institutions , feoùs niaintifendf ons ^ aii contraire, que certaines teiiunes puisent dans les avantages qui s'y rattachent lé sentiment plus développé de leurs devoirs, Ceà devoirs consistent , en effet , non-seulement dans l'ensemble des soins matériels et physiques que réclament
éR»eiAtDt8黫etâge, mai» 0» èDiireiit &'(!leiidfe aussi:, on te sait, aux noyens de lirar proonrer fo 1^9»étm ^ tt sera to conpttaMut âMs» yiiif^Mir . En* piidfllaHl des amatages delà ^^h^, h f^wœ peirt ajeutev-papi sen tva^aS aux v98(K)wcè» die la f^fflatiHd^ ;• oi^, ^Isnioa» BaterMt qiNf g^Éeterait ses solne, dm» te ea» 9ft- eBln eoflsarrerait sot» enfent toute la jowmée, m- peurrait, m d^Mtiw» mpplèer a»x dooeews epa» le pvodait do travail permet de lui procura. L^fêtnt ^m^ don» âè pkis d» bien-être, et la mère , g&'îBB en seit Mie» persuadé, s'j attaebe d'a^taot pl»$ qi^'eSe M% ptm d^ellbrfe powr c^e&^r ces résultats. D^Hlews, oompte^ t-OB pour rfen rdbligatkm qui loi est impesée de se ooBS!3terer trat entière à son enfè^nt pefic^nt les scMfde», pendant les noit» et tous les Jours ftriêsi? El, dèshlors, ce dernier sera-t-il en drt)it , plus tard , de reprocher i sa Bftère de n^aroir rien fait pour lui?
La création des crèches est encore peu répandue ; on ne les rencontre que dans certains centres poputoa et manufacturiers, où la mère de famille est à même de tirer parti de sa journée dans les ateliers ; personne n'ignore les services rendus , à Paris notamm^t , par ces utiles établissements qui sont dus à Finîtiative éclairée d'un homme de bien , dont le nom se He intimement aujourd'hui à l'existence des crèches, de rhonorable M. Marbeau.
Aussi nous recommandons leur installation dans celles des localités industrielles où la mère de famille a d*avance l'emploi de son temps si utilement arrêté. Les frais de premier établissement et d'entretien