BANQUES DE PRÊTS D'HONNEUR
leur évitant des doubles droits , qui , plus tard , finiraient par retomber sur eux.
Le prêt d'honneur n'est pas créé dans le but de satisfaire au besoin général de la nourriture et du vêtement» qui ne se rattachent pas aux embarras de la propriété ; il ne doit jamais avoir l'air d'une aumône ; mais il facilite à un père de famille le moyen d'^trer à l'hospice pour subir un traitement , à l'expi* ration duquel il pourra reprendre ses travaux ' ;
n aide l'ouvrier laborieux à acquérir les outils qui hû manquent pour terminer un travail commencé. Il complète le cheptel décimé par un accident fortuit ;
Enfin et par-dessus tout, il combat l'usui^, qui dévore trop souvent les campagnes.
Pour atteindre ce but, les banques de prêts d'honneur font appel au concours de 'toutes les personnes tMeofaisantes. Tout est conçu et oi^anisé, dans l'institatkm qu'elles représentent, de façon à faire marcher de front le progrès moral et le progrès matériel.
c La banque de prêts d'honneur crée un nouveau
> signe de crédit. Ce signe, ce n'est pas le capital,
> c'est l'honneur I l'honneur dans le travail i l'honneur
> dans la famille t l'honneur dans le respect des enga-
> gements t
» La mission de la banque de prêts di" honneur n'est,
> en quelque sorte, que l'esprit de la famille étendu, » agrandi, élevé à la dignité de l'esprit social. Pour » que ce caractère soit bien constaté , son administra-
1 Lettre de M. Paul Dupout au curé de Salnt^Atticr (D^rdogno), 1*' octobre 1833.
lil' IMiNaUËd DE PRÊTS d'hOUNEUR.
» tion se compode précis^ooent de toutes le^ mfluenecïs » tutélaires » morales et légitimes y et soe capital U
* forme avee des mises volontaires , qui ne sont que
* loi plae(»ûeni des épargna du riche mr la probité ^ » sur le trayail des classes nécessiteuse», affiraacliies » ainsi des tentations de la misère et d&& étreintes de » l'usure. »
Ainsif, s'exprimait M. le Ministre de Piaténetr (knd une circulaire adressée aux préfets le âO fèrrier 1950/ et quiii aecc»iipagnait Fenwi des statsts» de cette utile institut^ ^ Quelques locâlifés se sont pénétrtes de l'esprit de ees vues bienfaisantesi et ont ei^anssè? ce» modestes établissements de crédit f. a» grand anranlage de leurs habitants. Les engagements souscrits pair les* empmnteud^s , et qui ne peuvent ^ en aiscun cas , dépasser la chii&e de 200 fr.^ sont rem^^lis* ((haqne^ aimée avec la plus grande exactitude, Uen qfiêe , et BaasOh douta également j^ofcé qu'il n'; a d'antre gage^ d'autre garantie que la pairole donnée. NouS: dtecood notamment la banque de prêts d'honnear crdée» à HautBfort (Dosdogne), par AL le baron à$ Diama»,i,et; calle de Sadot-Âsti^ (Dordogne),, dont la jfemdËU;iofk est due à M*. Paul Dupont, ^vec les ressources^ les^ ptusr humbles et les plus modestes, ces petits étabUssemeat» fonctionnent régaUèrement et rendent le» plus g^nds services* Qi serait à désirer que de pareil» exemi^esi pussent trouver de nombreux imitateurs.
A la dififôrence des œuvres de la mutualité, dont
1 Voir BtMeUn du minùtire de l'intérieur, 1850 , p. S3.