‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 38 sur 159 · MONTS^DE-PIÉTÉ · texte numérisé non relu

MONTS^DE-PIÉTÉ

prêtée dès cpi'aniYe TéchéaDce ou qu'il est en mesure de s'acquitter.

Mais, quels que soient ces avantages, ils ne sauraient ranpiacer ceux des institutions de préyoyance qui rqxmdent à tous les besoins.

En effet, Touvrier dont l'épargne a été régulièrement déposée dans la caisse spéciale qui lui est réservée, edoi qui satisfait aux obligations de la société de secours mutuels dont il fait partie, ou qui, par un Yers^Quent intelligent , assure les jours de sa vieillesse contre les besoins propres à cet âge, doit trouver dans les c(»nbinaisons diverses que lui offrent ces institatiras des moyens certains de parer à ses besoins actuels ou futurs ; grâce à ces ressources, il conservera intacts le mobilier qui garnit sa demeure , les bijoux modestes , précieux à ses souvenirs , et le linge ou les vèt^inents, tous objets de première nécessité pour lui ; il ne sera pas obligé de s'en séparer, de les mettre en gage et de supporter, pour rentrer en leur possession , un sacrifice souvent onéreux; enfin, il n'aura pas le r^^, à l'expiration de l'échéance, de voir vendre au profit de l'établissement des objets en nantissement desquels il n'a reçu qu'une somme à peine représentative de la moitié de leur valeur. Dans de] telles conditions, le recours au montrde-piété est^ nous le répétons, un expédient extrême et limité; mais il ne constitue pas une ressource sur laquelle il soit raison-^ nablement permis de compter K

I L*ao(ion des monts-de-piété eât d'ailleurs assez limitée, car on ne compte en Fraaoe que 4$ de ces établissements , dont SI ont été créés dans

112 BANQUES DE PEÊTS D'HÛNNEUR.

Une autre institution, qui n'a pas le caractère d'établissement public et qui ne s'est pâs encore généralisée, bien qu'elle fonctionne avec succès depuis long-temps en Italie, et depuis quelques années dans certains départements de l'Empire , est celle des banques de prêts d'honneur.

La première qui ait été créée^en France , dans le département de la Dordogne , à Hautefort, est due à l'initiative d'un honmae justement vénéré, de M. le baron de Damas. Elle a pour but d'aider les habitants de la commune, en leur procurant, pendant un temps déterminé et à un bas intérêt, les petites sommes dont ils peuvent avoir besoin pour des dépenses l^itimes et utiles à leur famille.

Le prêt d'honneur a surtout en vue de conserver la propriété et d'empêcher, autant que possible, les morcellements destructeurs des petits héritages ; il tend à aider le petit propriétaire et à lui fournir les moyens de réparer une perte et de prévenir un malheur; il vient aussi en aide à l'orphelin et aux enfants mineurs qui n'ont aucun appui dans la société , soit en empêchant la prescription d'un acte conservatoire , soit en

des chefs-lieux de département, 18 dans des chefs-lieux d^arrondissement et 7 dans des chefs-lieux de canton.

Ces 46 établissements possèdent un capital de 49 millions environ , aveo lequel ils font annuellement pour 60 millions de prêts sur nantissements. Le nombre de ces prêts est de 4 millions. Chacun d'eux est d*une valeur moyenne de 14 fr.

La durée moyenne des prêts est de sept mois ; la vente des nantissements n'est, en général, que de 5 o/o sur les objets déposés; enfin, le taux do rintérét varie de 2 à 8, 10 et même 15 o/o. (A. de WAncviuir)

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