‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 41 sur 159 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

INSTITUTIONS D' ASSISTANCE PUBUQUE.

Organisation des secouri à domicile. — Des bureaux de bienfaisance. — Leur composition. — Leur dotation. — Statistique. — Nombre des bu* reaux. — Montant de leurs ressources. — Proportion des secours en égard à la population. — Les pays les plus riches par leur industrie fournissent le plus de pauvres.— Le quart des communes ne possède paf de bureaux de bienfaisance. — Des commissions charitables peuvent suppléei^à leur action. — Quelles sont les ressources mises à leur disposition ? — Formation de la liste des pauvres. — Domicile de secours.

— Conséquences de Tinscription sur cette liste.— Elle doit être soumise à une révision périodique. — Les secours doivent être donnés en nature.

— Caractères de l'indigence. — Les causes de la misère ne doivent motiver aucune préférence.— De l'assistance matérielle.— De l'assistance morale. — Avantages des secours à domicile sur l'aumône donnée daoe la rue. — Variétés de l'assistance dans ses formes et ses applications. — ' Fourneaux économiques. — Chauffoirs publics.— Ils amènent un contact dangereux. — Intervention des sœurs de charité dans les villes et dans les campagnes. — Pharmacies rurales. — Assistance médicale dans les campagnes. — Médecins cantonaux. — Les secours ne doivent être qu'on supplément à l'insufQsance du travail ; sinon , ils engendrent l'impré" voyance et alimentent le paupérisme.— Les communes où on fait le plue de bien sont souvent celles qui présentent la plus grande réunion de mi* sères. — Les secours doivent moraliser par le travail dont ils sont le rémunération. —Ateliers de charité. — Nécessité d'introduire des indo»* tries accessoires dans les pays agricoles. — L'Exposition universelle de 1855 a fait naître une pensée qui pourra devenir féconde à ce point de vue. — Il faut multiplier les occasions de travail et développer les habi' tudes d'ordre pour atteindre les causes de l'indigence.

Dans les deux chapitres qui précèdent, nous avomP fait connaître la série des mesures par lesquelles la société s'efforce de répandre > dans ses établissem^te

hR L^ÂSSISTANCE A DOMICILE. 117

d'instruction on au moyen de ses institutions de préYoyance, les principes de morale et les habitudes d'ordre et d'économie qui permettent à tous les mem* bres de la classe laborieuse de subvenir eux-mêmes à leurs besoins. Mais pour ceux qui sont restés sourds à ces enseignements, ou que des circonstances exceptionneUes exposent encore aux atteintes de la misëfe, il faut qa'une oi^anisation puissante de secours leur assure tous les soulagements ou tous les moyens d'assistance nécessaires. Tel est le but des bureaux de bienfaisance oa des cmnmissions charitables plus particulièrement destinte à distribuer les secours à (hmicile.

Le service de ces secours constitue l'une des branches les plus importantes et les plus utiles de l'assistance publique, car il produit, sous le voile d'une acticm silracieuse et modeste, des effets plus étendus et plus efficaces dans ses conséquences que tous ceux qui résultent du secours hospitalier. Il est d'ailleurs plus économique, m ce sens qu'il permet d'utiliser les ressources personnelles des individus assistés, en ajoutant purement et simplement à l'insuffisance des moyens dont ils disposent. L'ancienne législation l'avait d'ailleurs compris ainsi , et depuis les temps primitif de l'ËgUse, de même que sous le gouvernement des rois de la pr^nière monarchie, la distribution des secours à domicile a été constamment l'objet des édits ou des ordonnances qui réglèrent l'administration des l)ureaux de charité ; ils en firent successivement des institutions municipales ou religieuses, soit qu'elles /ussent placées sous la ^direction des autorités locales.

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soit que 9fi: mtt^chaQt plu9 spécialement, k ¥ul6ôh

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Ces ipstitutioQ9 ne pouyaieïitjt paa j^ua que \m autres I, échapper aux réformes de 17^9» et mmaavwft Yu plus haut , âai^ le cours du chapitre II » la multipli* oité et rinpuissauQe des effort» qui ^otteutés par te législatiou de 1791 et de 4793» pour eoley^ d^abonl k l'assistance publique le oaract^ oammuual cpii loi est propre « la trw^ro»er m uoe «bargo gàuérala dt r^tati et plus tard, pour la reporter aw tes dé{iar« tements , en ordouuaut la formation d'un litre de te bimfai9(mce publi^uei. Nous avons démontré twtes les impossibilités qu'un pareil mode présentait d^na aan application. C'était un système ruineux, iippraticabte/ et qui ne tendait hi rien moins qu'à perpétaer te misère , en faisant considérer l'assistance ainsi constituée comioe un droit pour ceux qui te recevaient.

Ainsi que nous Pavons vu, cette légistetion ne taida pas à» disparaître sous l'influence d'idées plus saines; et surtout dégagées des principes révolutionnairesr^ l'avaient tout d'abord inspirée, La loi du 7 64maira an Y intervint, et ne conservant des dispositkms de la loi du S4 vendémiaire an II , 4uâ te titra retetif au domicile de secours , qui continue de nos jours à être appliqué , elle organisa les bureaux da bienfaisance sur les bases qui les régissent encore aujourd'hui '•

I y. la loi à VÀppmdieef eireuhire du »4 janvier 1894.

Les bureaux sont composte de cinq membres ; ceux-ci n'ont aucune rétribution et ne touchent pw^sonfi^lement aucun fonds. Un recereur est spécialemeut chargé de toutes les perceptions ' .

La QomiiiattoQ de ces membres est confiée ftux pr^^, et leur renouvellement a lim chaque année par* cinquième. Outre ce nombre, le maire est président-Dé- (bl bureau.

Une ordonnance du 31 octobre 1828 conférait an {dus ancien curé des villes le droit de siéger comme mcoftbre de droit dans les bureaux de bienfaisance. Une autre ordonnance du 29 avril 1831 a changé cette diapositicm, et les curés ont besoin aujourd'hui d'une nwHnation spéciale ; mais des raisons de hante couve» nance indiquent suffisamment que l'autorité doit les ai^peto dans le sein de ces assemblées avec un titre officiel qui leur permette de prendre part à leurs délibérations.

Les bureaux de bienfaisance peuvent nommer dans

les divers quartiers des villes des commissaires adjoints

et des dames de charité; on a pensé» et avec raison^

qae ces adj(Hnts et que ces dames rendraient la

répartition des secours {dus efficace » en se parta^ '

séant les soins du bureau de bienfaisance dont ils

forment, pour ainsi dire, la partie active. Des sœurs

bospitaliëres dites de charité sont, en outre, attachées

^Xk comité , et lui viennent en aide dans l'accomplisse^

^^ï\\ de la mission de bienfaisance qu'il a entreprise, :

* ï^l du y frimaire an V, art. 3,4,5,

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