INSTITUTIONS D* ASSISTANCE PRIVÉE
Les OBttvres de la charité privée sont plus notnbreases que celles de rasslstance publique. — Il y a moins de régularité dans leurs comptes , mais le bien qu'elles font est immense.— Confréries dans les campagnes.
— Œuvre de la visite des malades. — Dames de charité dans les villes. *- Société de Saint-Vincent- de -Paul. — Ses statuts. — Ses moyeiw d'action.— Étendue des secours qu'elle distribue chaque année. — Sociétés des jeunes économes , de la Providence , des crèches , dek salles d'asile , du patronage des orphelins , des jeunes Savoyards. — Sociétés d'apprentissage.— Œuvre de Saint-François-lJLavier.— Sociétés de diômage. -r Sociétés pour la distribution du linge et des vétemrats.
— Sociétés de loyer et de couchage. — Elles mettent un frein à l'incondufte et au concubinage. — Société de Saint-François-Régîs » pour là légitimation des -enfants. — Les petites scsurs des pauvres. -7- Orphelinats. — Colonies agricoles. — Œuvre du Bon-Pasteur. — Des loteries de bienfaisance. -^ Des dispensaires. — Sociétés alimentaires. — Elles ont l'avantage de supprimer les intermédiaires. — Leur mécanisme. — Sociétés d'épargne. — Les œuvres de lar charité privée se multiplient en présence des misères et des besoins. — Elles sont souvent accueilliee avec défiance.
Nous n'aurions donné qu'une idée bien incomplète des différents moyens d'âssistance et de soulagement qui profitent à la classe nécessiteuse , si nous ne parlions maintenant des institutions ou des œuvres que la charité privée a multipliées avec tant de zèle sur tous les points du territoire.
Reconnaissons d'abord que , sans leur concours , l'assistance publique serait impuissante à venir en aide
PROPAGATION DBS CBUYRES DE LA CHARITÉ PRIVÉE, i 49
à l'ensemble des misères. En effet , le nraibre des associations privées est plus considérable que celui des bureaux de bienfaisance , et ces œuvres disposent de ressources encore plus importantes que les établissements publics. M. de Watteville, dont nous sommes heureux d'invoquer l'autorité en pareille matière , pense que ces sommes ne sont pas toujours bi^ employées, et que les dépenses qu'elles servent à acquitter ne produisent pas tout le bien qu'on devrait m attendre. Il a remarqué que leur comptabilité prêtait généralement .à la critique sous le rapport de la tenue , de l'ordre , de la régularité. Enfin , tout en s'élevant contre la tendance de la pbipart de ces institutions à se faire reconnaître éta- Missements publics » afin de profiter des avantages de l'existence légale qui leur permet de posséda et de recevoir par donation et par testament, il croit qu'il serait nécessaire, non-seulement dans l'intérêt des pauvres, mais encore dans l'intérêt de la morale publique, d'astreindre ces différentes institutions à rendre leurs comptes dans des formes régulières, et de leur donner ainsi le moyen de prouver leur bonne administration.
Sans entrer dans les détails de ces imputations qui ont été d'ailleurs repoussées avec une certaine vivacité dans un rapport de M. le comte de Lyonne, administrateur du bureau de bienfaisance du X"* arrondissement de Paris *, nous devons proclamer que s'il
t Voir Ànnmle$ de la Charité 1 1856 , p. af79.
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se glisse çà et là qaëqnes ^renrs dans la emiptabilité des œuvres de Tassistance privée ; par contre» PargeiM qqe ces dmiières dqpensi^t et les secours cpi^dles prodiguent ont tme large part dans le hm qoi se fait chaque année. Â ancone époque, peuMtre, la charité n'a multiplié autant ses efiforts et ses sacrifices; à aticune époque l'esprit d'association, inspiré par le christianifflBe , n'a poussé plus loin l'art de ct^r des ressources et de les répandre au milieu de toutes les souffrances en secours aussi abondants et aussi inte^ ligents.
« Elle à compris que l'imprévoyance étant le carae^ tére distinctif des masses, il est nécessaire qu'une partie de la société ait spécialement charge de pour« voir à leur bien-être. Si dans les civilisations leé plus imparfaites, la loi attribue impérativemmt ce devoir à une classe déterminée, en même temps qu'elle impose l'obéissance aux populations; dans les civilisations d'un ordre supérieur, où le libre arbitre n'est entravé sous ce rapport à aucun degré de l'échelle sociale, les habitudes de protection s'établissent chez les individualités éminentes par l'inspiration de la conscience, et par une haute intelligence des intérêts sociaux \ » Tel est le rôle de la charité développée par le sentiment chrétien.
Alors que l'assistance publique limite ses moyens d'action à l'œuvre de soulagement dans son ensOTible, l'assistance privée paraît s'être attachée â joindre à ces
• 4 M. LcPLAT, Les Ouvrier» eutopéeMi p. 994.
DE LA CHARITÉ miftSk 161
mêmes iBoyens qui loi sont communs également^ une feole d'œmrres accessoires correspondantes à certaines natores de besoins. Les sommes qu'elle d^nse aoisî s'ëèyeDt à {dus de dix -sept millions, tandis (jue les ressources des 9^336 bureaux de bi^[i£ai<» 8anooDe présentent qu'un chiffre à peu près équÎTalent de 16,885,215 fr. 11 c. ; encore faut*il en déduire 3,(M9,109 fr. 76 c. de frais d'administration. Ces diiffires indiquent asses , ainsi que nous le disions plus haut , l'importance de la part qui revient à la charité privée dans le service de l'assistance. Et cep^dant la somme de dix«sept millions que les renseignements officiels ont relevée , est loin de représenta la valeur rèeHe de ses libéralités ; car souvent le propre de ht bienfaisance, c'est le mystère qui, vis4trvis de tant de mis^^, et de misères honteuses surtout, double le pm du secours accordé. Enfin , la charité du clergé dlewéme n'est^elle pas inépuisable, soit que le pr^re prtiévo sur ses ressources malheureusement trop réstrehites l'aumône qu'il fait au malheureux , soit qu'il n'agisse, et ces cas sont fréquents, que comme l'intermédiaire de pieux donateurs? Du reste, il suffit, pour se convaincre de la puissance des effets de la charité privée , et surtout de celle de ses différentes oeuvres, de se rradre compte du nombre véritabl^nmt infini de ces dernières.
Dans la conunune rurale la plus modeste, il est rare d'abond qu'il n'existe pas quelques confréries d'hommes ou de femmes dont les membres se tiennent entre eux par les liens d'une solidarité intime , soit pour se
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psdteit un secours* mutu^ daus un cas déterminé , soit pour assister également dans certaines circonstances k» beisoins ou les misères qui leur sont signalés. : Mais si des conununes rurales nous nous éle^ras dans les centres d'agglomération plus importants » et notamment dans les vill^, nous voyons alors cesoonfi^ries, ces oeuvres» ces associations, s'oi^nis^^ se fondear sous des noms, avec des statuts qui peuvent varier» mais dont le but est toujours .le même : la ekariêé.
\ Ainsi, près des r^gieuses qui, là où elles existent , prêtent un concours si utile à l'assistance publique, on^ rencontre ordinairement Vosuvre de la visite dm malade$ par les femmes du monde. Cette œuvre a été mstituée par saint Vincent-de-Paul, qui avait pensé que» dans la plupart des cas, ses religiaises ne pourraient suffire à cette lourde tâchée D'ailleurs , s^rs que les admirables sœurs qui ont fait vœu de pauvreté se consacrent au soulagement des indigents , n'y avait-U pas une grande pensée dans ce rapprochement opéré par le sentiment de charité , entre les pauvres que la misère accable et les femmes appartenant aux classes les plus élevées de la société? Les dames de charité, leur mm l'indique , forment , en pareil cas , un lien puissant entre les misères visitées et soulagées k domi^ cile par leurs soins et le monde riche , somptueux , cpie ses entraînements pourraient parfois détourner du spectacle des souffrances du pauvre. Plus qu'à d'autres il leur est facile de provoquer, dans le milieu ou elles vivent^ les libéralités qui leur permettent <i'accomplir
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SOGIÉtA de 8AIlfT-VINCENT*ra*PAVL. 453
rceoYre de soulagement qu'elles où\ «atreprise. Enfin , en passant par leurs mains» ces secours acquièrent un prix particnliar pour celui qui les reçoit, et adoucissent J'amertume que le contraste de Vi pourrait faire naître dans son cceur.
Mais cette mission , qui avait été }usque4à le pri* vilége des femmes, trouva bientôt des auxiliaires non moins dévoués parmi de jeunes hommes que la voix de la chanté avait émus. Une société fut fondée m 1833, pour les réunir et les associer à rosovre de miséricorde , exclusivement confiée jusqu'alors aux dames de charité. Eux aussi réclamèrent le droit de visiter les pauvres, et la société de SainP'VifèceH$'d&- PaiU, d'abord faible et ignorée, n'a cessé depuis cette époque de grandir à l'aide de la chanté. Elle compte en Fïance aujourd'hui 887 conférences ; de la France, • elle a gagné les pays étrs^gers , et maintenant dans les lieux les phis éloignés , les plus divers par leurs coutomes et leur nationalité , on voit les membres de cette sainte famille s'efforçant de suivre avec la même ardeur les admirables exemples de l'illusU^e patron dont ils ont donné le nom à leur pieuse association : le nombre de ces société est de 1,532 dans le monde entier. Plus de cinquante mille familles sont visitées par leurs soins ea Frmice seulement. Aux aumônes matérielles, les membres de la société de Saint-Vincent-de-Paul aiment toujours à joindre ces conseils religi^ix, qui régénèrent l'âme et rappellent au chrétien sa destinée. Le bien qu'ils réalisent ainsi est immense. On voit chaque jour les hemmes de tous les rangs, de tous les âges, de
154 sociÉTâ es: saint- vinc^nt^dehpaul.
totftes les positions , unis par les liens de la religion et de la charité, briguer Thonneur pieux d'ôtre admis dant cette association. Ils font l'appresttissage de la bienfaisance en dehors de tout esprit de parti, ils montent dans le grenier ou visitent la chaumière du pauvre, ils en rapportent les graves impressions que la misère fait naître , et contribuent ainsi , par l'effusion de leurs sentiments , à la réconciliation , souvent difficile, du pauvre avec le riche, de celui qui 80u£Gre avec les heureux du monde. On ne peut, du reste , se faire une plus juste idée du caractère , du but et de Tèsprit de cette association y qu^en prenant connaissance de quelques dispositions gtoérales qui feraient la base de son règlement.
t Art. 1*'. -^ La société de Saint-Vincent-de-Paul reçoit dans son sein tous les jeunes gens chrétiens qui veulent s'unir de prières et participer aux mêmes œuvres de charité, en quelque pays qu'ils se trouvent;
» Art. 2. — Aucune œuvre de charité ne doit être regardée cioiiime étrangère à la société , quoique celle-ci ait phis particulièrement pour but la visite des pauvres. Ainsi, les membres de la société saisissent les occasions de porter des consolations aux malades et aux prisonniers, de l'instruction aux enfants pauvres , abandonnés ou détenus , des secours religieux à ceux qui en manquent au moment de la mort.
> Art. 3. — Lorsque, dans une ville, plusieurs » jeunes gens font partie de la société, ils se réu-
SOCIÉTÉ DK SAINT-VHIGENIHD&I^ACL. fSS
» wmmX afin de s'exciter motaellaiient à la pratique
> do bien*
» Cette rtanioD prend le nom de conférmMt qui
» est cehii sons lequel la société a oonunencé d'exiiler.
» Art. 4. -^ Lorsqne, dans une ville, plosiears
> ccMrférences sont étabUes , elles se distinguent entre 1 êtes paff le nom de la paroisse sur laquelle Imm » membres se rassemblent.
» Elles sont unies par un conseil particulier, qui • [mnd le nom de la ville où il est établi.
» Art* 5. ~- Toutes les conférences de la société » tout unies par un conseil général. >
Rton n'est plus touchant que de suivre la marche des travaux et des opérations des conférences. Chacune de leurs séances hebdomadaires est précédée d'une courte pri^ et d'une lecture de piété.
Après les admissions de nouveaux membres, s'il y a lieu, le trésorier fait connaître la situation de la caisse et le produit de la quête faite à la fin de la séance précédente , afin que chacun puisse proportionner ses demandes aux revenus de la conférence. On distribue alms des bons représentant des secours en nature qui doivent être portés exactement aux pauvres dans l'intervalle d'une séance à l'autre. Après cette distribution, on s'occupe des places à donner, des démarches à faire pour les pauvres , des feimilles à visiter. Aucune famille nouvelle n'est inscrite sur la liste des secours sans un exposé préalable de ses besmns. Enfin, la séance se termine par une autre prière, et ensuite par une quête entrç les membres
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(Mésente. Ceux qui ne peuvent consacra du temps à la visite des pauvres, tâchent de faire un sacrifice pécriniaire plus grand ; car le produit de cette quête forme la principale ressource de la société » et le principe de Tinstitution veut que les oeuvres de miséricorde qu'elle entreprend s'accomplissent surtout aux dépens des libéralités de chacun des membres de l'association. Néanmoins, on ne néglige aucun des autres moyens qui pourraient se présenter d'alimenter la caisse. Ainsi , la société peut compter des meml)res honoraires, des souscripteurs et des correspondants. Chacun d'eux envoie son offrande et contribue ainsi & l'œuvre commune. Des quêtes faites à la suite de sermons de charité viennent périodiquement, en outre , ajouter aux ressources dont la société dispose , sans préjudice du concours des dons particuliers.
Quelque modestes que soient ces moyens d'action , teurs résultats ne manquent pas d'une certaine importance, et les recettes, qui, dans la première année de la fondation des sociétés de Saint- Vincent-de-Paul , Bravaient été que de 2,480 fr., s'élevaient déjà par année, en 1849, à 1,194,420 fr. Aujourd'hui elles dépassent 1,500,000 fr.
La visite et le soulagement des pauvres ont été dans l'origine le but exclusif de cette institution, mais à mesure que les sociétaires accomplissaient leur mission , l'immensité des besoins se révélait : rnie bonne œuvre, isolée d'abord, en entraînait une autre, et aujourd'hui les œuvres multiples, qui se partagent l'activité des nombreuses conférences de la société de
SOGIÉTK DK SAINT*YiNCfiNT-D£-PAI»i. 157
Saint- Vincent-de-Paul» embrassent à peu près tout r^semble des misères de la vie humaine, d^uis le mommt ou r^ant du pauvre» entrant dans la vie» a besoin d'être soutenu, assisté et dirigé à travers les mille vicissitudes de sa carrière , jusqu'à l'instant ok la mort venant à l'^ever, sa dépouille mortelle reçoit eQCoi:e, aux frais de la société, les derniers devoîni qu'elle réclame.
Si nous nous sommes autant étendu sur ces détails, c'est qu'ils pourront permettre de se faire une idée du bien immense qui s'accomplit aujourd'hui grâce aux efforts et par l'intermédiaire des sociétés de Saint* Vmcent-de-Paul. Heureuses sont les localités qui possèdent l'une de ces œuvres bienfaisantes I elles ne tarderont pas à ressentir les heureux effets de son action charitable. L'administration surveille leur organisation, se fait rendre compte des statuts, et conserve toi^ours le droit de dissoudre celles de ces associations qui» psqr la c(Hnposition de leurs membres ou par leurs allures , chercheraient à emprunter les apparences d'une réunion de charité, pour dissimuler un but dangereux et caché.
Du reste , les conférences de Saint* Vincent-de^Paul ne pmient jamais le caractère qui leur est prof^e. D'après leurs r^ements, toute discussion piditique est interdite dans les réunions communes ou particu't liàres. € Saint Yincent-de-Paul ne voulait paa que ses > prêtres s'entretinssent même des différends qui • arment les princes les uns contre les autres, des » motifs de rivalité qui divisent les nati(His« Â plus
I5S SeCIÉTÉS D£S JEUNES £GONOM£S^
» 'forte rais(m> ceux qai veulmt se tmir unis et eneecet » un ministère de charité, doivent^ls s'abstenir de se
• prôoeeuper des affections politiques qui poussent les » partis les uns contre les autres» d'agiter entre eux
• les questions irritantes qui divisent le monde. Notre » société est toute de charité ; la politique y est tout à » fait étrangère ^
Les associations des dames de charité et celles de Saint-Vincent^de-Paol sont les plus importantes et les [dus répandues de toutes les œuvres qui se consacrât au soulagement des pauvres ; mais , ainsi que nous le rs^pdions au conmiencem^it de ce chapitre, le nombre de celles qui se sont dévouées plus spécialemwt au soulagement de telle ou telle spécialité de misère, de faiblesse ou d'indigence, est incalculable; il n'a de limite, pour ainsi dire, que l'étendue des besoins qui se manifestent, et, en présence de ces tristes lûtuations, il semble que presque aussitôt une œuvre nouvdle se forme pour les adoucir ou les soulager. - Telles sont les sociétés :
DGèfétmee écammes, instituées ponr secourir to jeunes filles indigentes ;
De la /VYN^tefefice ^ pour les pauvres hont
hestrèches et des salles d'asile, pour visiter ces établissements et pour y provoquer le placemœt on l'a(hnission des enfants ;
Du patronage des orphelins , pour plac^ les pauvres enfants privés de leurs familles, pour les surveiller plus
k MmMiel de (a eoeiétédeSixint'Vineent-^Paul, 1851 , p. 33.
DU FATRÛNAGE D£S OaPUJUJmd, WG. 159
tard, ks affermir par de sages cwseils dans la pratique d'une ecmdoite régulière, et les guider, enfin, dans toutes les circonstances importantes de leur vie. Qudqueiois, dans les grandes villes, ces sociétés de patr(mage exercent leur action tutélaire sur les jeuneê SoMgards et les préservent de l'exploitation barbare dont ils sont trop souvent l'objet de la part de maîtres avides.
Les sodéiés d'apprentissage, dont nous avons eu déjà l'occasion de parler plus haut, s'eflGorcent d'empé^ eber les jeunes gens, au milieu de tous les dangers que l'ai^rentissage pourrait leur réserver, de perdre le fruit de la bonne éducation qu'ils ont reçue dans les écoles chrétiennes. Les sociétés des compagnons accueillent les ouvriers au moment où ils vont faire leur tour de France, ist où ils entrent dans le compagnonnage; aUes leur ménagent des asiles hospitaliers, des rda* tions utiles et la facilité de vivre honnêtement.
JJcmnedQSaint-Fraêiçoi^'Xavier réunit les ouvriers une 00 plusieurs fois par semaine dans le local qui leur est spécialement affecté. Sa mission est de les détramer des habitudes de débauche que tant d'autres, le dimaih che surtout, contractent au cabaret ; à cet effet, les patrons de la réunion qui sont pris ordinairement parmi deslMM&mes du monde animés de l'amour du bien, ou parmi quelques ecclésiastiques non moins dévoués , law adressent ks instructions les plus paternelles ,^eii^[ntui* tant iptaifae à une sorte de familiarité toujours digne et bienveillante les formes heureuses de la persuasion. La religion ne fait pas seule l'objet de ces discours ;