SOCIÉTÉ DE SAINT-FRANÇOIS-XAVIER
des questicms d'histoire, de science ou d'iDdustrie, des sujets de morale privée ou publique, de poésie, sont successivement traités et mis à la portée des auditeurs. Souvent même la musique leur procure de douces distractions ; ceux des associés qui possèdent des connaissances instrumentales les mettent en commun » pour animer la réunion et contribuer directement à ses travaux et à ses exercices.
La société des ouvriers de Nevers admet, parmi ses membres, des soldats qui trouvent ainsi à passer agréablement et fructueusement quelques heures qu'ils seraient fort embarrassés de consacrer .ailleurs à une occupation plus attachante. Le moment de la séparation coïncide', autant que possible, avec la fermeture de ces établissements publics qui sont une source perma* nente de tentation , et chacun rentre chez soi pénétré des paroles qu'il vient d'entendre ou des distractions calmes et honnêtes auxquelles il a été associé.
Nous avons vu plus haut^ que les sociétés de secours mutuels ne peuvent, en aucun cas, accorder ni même prévoir de secours pour les cas de chômage. Des considérations d'ordre public ont sagement motivé cette interdiction dans une institution ayant im caractère d'utilité publique. Mais la charité ne pouvait rester insensible à la position do l'ouvrier qui, malgré sa bonne volonté, se voit, par suite des cireonst^mices , condamné à une inaction forcée. Elle a fondé, dans . certains centres , des sociétés de chômage , dont le but
i Chapitre IV, ptge 97.