‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 57 sur 159 · SOCIÉTÉS ALIMENTAIRES · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉS ALIMENTAIRES

pap SHife de Taibaissem^t des salaires et de la dimi* nution du travail. La ville de Gr^oble fut la première en»fVdnce qui comprit l'immense parti qu'on pouvait tii^ de cette idée. Elle se mit à l'œuvre, fit appel aui capitaux des souscripteurs, et en quelques mois la. société, régulièrement fondée, répondait complètanent au but de sa création , vendant au prix de revient de^ aliments de bonne qualité, bien préparés, soit à consonuner sur place, soit à emporter. L'institation: eut promptement un succès complet, puisque les ouvriers , qui dépensaient autrefois 40 fr . par mois , arrivèrent à ne débourser que 22 fr. 50 c, soit 75 c. par jour.

On a trouvé également que les ouvriers venant consommer sur place observaient dans leur tenue ime réserve et une décence qui jusque-là n'étaient pas dans leurs habitudes ; enfin, l'obligation de payer comptant les astreignait tous à une r^larité et à un ordre précieux pour leur bien-être. Grâce à l'administration intelligente qui présidait à l'ceuvre , la direction éco-» nmique présenta les résultats les plus satisfaisants ; les comptes accusaient même, tous frais généraux payés, une notable différence des recettes sur les dépenses. Le problème du bon marché de la vie en commun pomr la classe ouvrière était résolu.

Aussi plusieurs villes importantes : Bordeaux, Marseille , Lyon , et par nos soins Clamecy dans la Nièvre , se sont empressées de suivre cet exemple , en priant pour point de départ une mise de fonds déterminée , provenant d'une souscription volontaire versée ea

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échange de titres d'actions remboursables au laraieiit de la liquidation de la société.

Les résultats <rf)tenus ont été tels , qu'on s'étonne que ces sociétés n'^iient pas été généralisées , ccwune moyen, n(m- seulement de constituer de v^itables mardiés régulateurs pour les substances alimentaires , mais eficore de combattre les falsifications, si pemideuses à la santé des classes ouvrières et au dévelop* pemeat de la richesse générale.

Le seul inconvtoient qui pourrait en résulter, serait d'habituer les ouvriers qui viendraient consommer sur place dans ces établissements à se détacher peu à peu des liens de famille, des soucis et de la soUicitude du ménage. L'achat des portions d'aliments préparés ^ destinés à être consommés à domicile est la combinaison qui se prête le mieux aux convenances des hommes mariés ; pour eux conmie pour les ouvriers isolés , la création de sociétés alimentaires de bienfaisance, excluant par conséquent toute idée de spéculation de la part de ses fondateurs , est appelée à résoudre le problème du bon marché par les avantages de la vie m oommun.

D'autres associations, connues en Allemagne, en Prusse et en Belgique surtout, sous le titre de sociétés éP^porgne, ont pour but également de soustraire Peuvrier et le travailleur à l'intervaation toujours si onéreuse des intermédiaires. Leurs opérations consistest à acheter en gros, et en saison convenable, les différentes denrées de consommation. Elles les cèdent ^isuite au prix de revient à chacun des membres de

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FsiiOQiatioii^ Cette idâepeT]Adérwirfé(K)&de>^ii^ avons cru devair en faire ûlàntieû.

M A6 temioe F^xÂlàeti des différent»» oiUYrM ([ue Ift dbiMîté prWée a créées pour {H^cuMf rassistanœ MU pauvres ou ratoélioration du sort des ouTriers*

0^ (autres » associations ^ sociétés et institittioni de bien&isâUDtce » qtiel (fm soit le titre ou le nom par lequel ëlds se distinguent > n'ont d'autre but, on le voit , que le soulagement des souffrances ou la morat* lisaAion des malheureux qui les éprduvent. Il y a des secours pour tobs les figes^ pour tous les besoins» pour toutes les infirmités; aussi serait^on presqile eâ droit de se demander conmient t&Ut d'efforts et de persévérance né parviennent pas à tarir la éouroé ded mis^s qui affUgdnt notre triste humanité ; maisj medgré l'atténuation très*' grande qu'elles ont subie ^ malgré les adwdsseni^ts qui| partout^ leur sont opposés , aies ne disparaissent sur un point qtie pour m produire ailleurs sous um autre forma ^ et fournir aihsi à la ch&rité des occasions nouvelles de déployer son liéle > sa soUicîtude et sa ^éTojranœ^

Ces efforts de la charité sont d'autant plus méritoires i* que rarement» il &ut le dire , ils tiEcitent la reconAaissaâee de ceot qdi en prditmt. A pâurt d'honcHrablM exceptions, l'artisan il'^vri^, odui des campagnes surtout^ qui est bab^ué à vmdre et à marchander le pfii de ses services ^ croit peu généralement au désinr téressemént de ses bienfaiteurs. Il <^cmsidôre les libé» mutés dobt il est l'dij^t GomsoB l'acquit d'une dette qoe to^ liôhd^ eimtracte envei^ lui par le seul fait àm

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