DES LOTERIES
ces maisons ne suffit pas à leur entretien , oa imagine des souscriptions ou des loteries ; enfin , la libéralité des confiais généraux et celle du gouvernement adiévent de combler le déficit.
Maïs puisque nous avons parlé des loteries ^ est«ii besoin de rappeler toutes les ressources que c^te contribution d'un nouveau genre permet de recueillir? La charité sait l'exploiter avec une rare intelligence, soit qu'il y ait lieu de destiner ses produits à des infc^tunes exceptionnelles, soit qu'ils doivent servir à aagmrater les revenus de quelque établissement de bienfaisance. Chacun s'associe au succès des loteries , SQÎt en donnant des lots , soit en prenant des billets ; chacun veut y participer, et jamais la munificence de l'Empereur et de l'Impératrice n'a fait défaut à ces oeuvres , que Leurs Majestés honorent généralement de leur auguste patronage.
Autant l'administration a dû se montrer rigoureuse dans l'exécution de la loi du 21 mai 1836, qui prohibe les loteries ayant le caractère de la spéculation, autant, lorsqu'il s'agit des œuvres de bienfaisance, en faveur desquelles l'art. 5 de la même loi a stipulé une exception formelle, s'empresse-t-elle d'accorder toutes les autorisations nécessaires à la régularité de l'entreprise.
Des instructions ministérielles du 22 décembre 1845 et du 13 novembre 1852 tracent à cet égard des règles, dont l'observation tend à prévenir le retour des abus les plus déplorables, inspirés par l'ardeur de la convoitise. Ces mesures protectrices ménagent ainsi à la bienfaisance des ressources précieuses , que les spécu-
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btins dâ k oq^idîlé Be ttnnint loi erieier aiqoiB^ dlmi.
Doi» qadqoes TiHti» de» associatioiit pa^^ mt eoeore ftmdé des dispensaires^ ètabUcaeraenls ajout poor (d>jet de dcnn^ ks secours de Fart wx p»ioBiies qoi, sauna Mie dans cette ind^enoe atucrine dont k» barmoBBL de bienfûsanaa sa réser?eot la sonJananent» ont pafaM eepmdant à sobreoir aia Ihus d'oiie mal^^ Caïaque senscripteiir a droit à nue carie, an moyaa delaqndle il peat faire soigiier pmdaitt l'amiéa eotîAre vÊk malade, pourra qa'il ne soit, ni mm domertique, m mi HM&bfB de sa fimille. La carte, ime fois dirtrikiée, est prAseotée an disp^isaire par le pOTtear, qoi» pendant font le temps qu'elle est en sa possession, est admis anx ccmsaltatioDS dcmnées dans le local du dis« pensaire; il reçoit, s'fl y a Ueo, à son domicile, les soins des médecins et chirargiens, enfin, il obtint chei les phannaciens désignés les médicaments qm loi sont nécessaires. La maladie terminée, la carte revint an sonscriptenr, qni prat m disposa de nonrean.
Ainsi oi^anisés, les dispensaires rendit d'immenses s^*vices partent oh ils ont été établis , et , a?ec de ftôtdea ressonrces, ils fonmissmt des seconrs efficaces à nn grand nombre d'indi?idns, qni , privés de la vne et des soins de lenrs familles , finiraient, sans cette ressonrce, par aller gros^ la population des bôpitanx.
L'exposé qne nous venons de faire de tontes les institutions privées qni s'occnp^t de l'améliopatii»! dn sort de la classe onvrière serait incomplet , si nons ne mentionnions ici nne associatimi de (S'éation non-*
Yéiiéi et ifsA foMtiôime dans cpMlqaM localilit sMt le nom de mx^éê alimmtaire$. CesA à Genève qu'dtoa dnt pftt naissaiitie I peu de teiûpfr après U rAvdotioQ di 4849| époque à Isquelle un gmnd ncmibre d'oUvrien dépcmnrus d'ptifntgeeonçuFent l'idée émineBunrot nge de, t&mst une ligne oontre la faim..* Ils se réunirent dono et formèrent mie table commime , dans le but de sapprimM' le» im^rmédiaires et de profiter de tons lee bAn^ei que oea>-Gi prélèvent 8nr les oonsom* malenr^.
L'association » formée d'abord de foiiLant^ souscrip» tenrs, an modeste capital de 80 fr., trouva dans la protection de la municipalité un appui des plus effieftdii D'anei^ns bâtiments , des foumeatm , des pi^visiotts^ de bois, desèl, et enfin un capital de dQO tt., M forent abandonnés.
M<iis, une ibis mis m pratique, le plm des fon* dateurs s'était considérablement élargi. Il ne s'agissait plus à leurs yeux d'une cuisine commune à plusieurs membres ; ils entrevoyaient la possibilité de fonder une vaste association , tichetant en gros chez les producteurs toutes les denrées alimentaires, les préparant par grandes masses et les livrant au prix de revient aux différents sociétaires. C'est ce qui eut lien e» eflbt^ et dès le mois d'octobre 1849, le nombre des p^vcmnes nourries par ces moyens et dans les conditions les plus économiques s'élevait à plus de mille.
Un pareil résultat ne pouvait manquer d'avoir un grand retentissement, h une époque ob les daeses ouvrières étaient exposées aux plus vives souffrances,: