‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 67 sur 159 · DANS LES CAMPAGNES · texte numérisé non relu

DANS LES CAMPAGNES

La création des baÎDS gratuits ou à prix réduit ne serait pas moins intéressante dans les communes rurales que dans les grandes villes , où la sollicitude des autorités municipales a pu facilement les annexer aux lavoirs. Elle entraîne relativement plus de frais et présente dans l'exécution quelques difficultés ; mais plusieurs d'entre elles n'ont pas hésité à les surmonter. Les conditions de leur établissement peuvent d'ailleurs être modestes et se réduire à l'installation d'une seule baignoire et d'un fourneau. En pareil cas, la baignoire doit être mobile, afin de pouvoir être facilement enlevée et transportée près du lit d'un malade. Combien n'est-il pas, en effet, de pauvres gens que l'absence d'un meuble de ce genre empêche trop souvent d'observer les prescriptions du médecin ?

Dans les communes où cette dépense n'a pu encore être faite, nous pensons, et nous l'avons déjà dit, qu'elle pourrait facilement se rattacher au service de l'assistance médicale, par suite de l'organisation des médecins cantonaux ; car « pas un des détails qui intéressent la santé individuelle des habitants ne doit rester plus étranger à la sollicitude de l'autorité que ceux qui touchent aux conditions générales de l'hygiène et de la santé publiques.

Il importe que l'invasion de ces cruelles épidémies »• qui viennent par intervalles s'étendre sur quelques^ localités, ne trouve pas en défaut la prévoyance de l'administration. Il ne faut pas qu'on puisse la rendre responsable , ni des causes d'insalubrité qu'une pqlice vigilante aurait pu faire disparaître, ni de

Page 1