‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 66 sur 159 · BAINS ET LAVOIRS PUBLICS · texte numérisé non relu

BAINS ET LAVOIRS PUBLICS

Moins favorisées par leur position et leurs ressources , les communes rurales n'ont pu profiter des mêmes avantages, car la loi n'accordait ses subventions qu'aux lavoirs à eau chaude organisés d'une manière permanente et continue. D'ailleurs, les différents détails de ménage qu'on peut facilement accomplir par soi-même à la campagne, présentent surtout de grands frais et des difficultés sérieuses pour l'ouvrier des villes.

Ce qu'il faut à la ménagère de nos conununes rurales, c'est un abri clos et couvert, placé au-dessus d'une eau claire et limpide. La sollicitude des administrations locales pourvoit généralement à la création de ces établissements utiles, dont les bonnes conditions ne sont pas indifférentes au bien-être et à la santé de la mère de famille. Si une eau chaude et abondante n'est pas mise à sa disposition comme dans les lavoirs publics des villes, il est important qu'elle puisse se rendre par tous les temps au lavoir conunun, et s'y livrer, à l'abri du vent et de la pluie , aux occupations qui l'y amènent. La seule recherche qu'elle réclamera tout au plus , c'est la possibilité d'allumer dans ce local le fagot de bois mort destiné à la réchauffer par intervalle. Aussi , dans les lavoirs les mieux conçus , a-t-on - 'toônagé une vaste cheminée destinée à cet usage. C'est .^iine amélioration que nous sommes parvenu souvent à ' - feire comprendre et à obtenir ; elle occupe une place importante dans les mesures de prévoyance destinées à soustraire les femmes de nos campagnes aux rigueurs des intempéries , qui entraînent si souvent à leur suite les maladies et les misères. ll^

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