INONDATIONS, INCENDIES, GRÊLE, ETC
place si tristement importante dans la série des fléaux calamiteux, Tautorité ne néglige aucune des mesures capables d'en prévenir les causes, et, lorsqu'ils se produisent, elle dirige immédiatement sur le lieu du sinistre tous les secours que sa prévoyance a su organiser. Si les victimes appartiennent à la classe des indigents , die leur assure , en outre , sur les fonds de l'État, des secours en argent, calculés d'après l'étendue des pertes, et le dégrèvement des contributions vient compléter son œuvre de réparation.
Il en est de même des grêles y dont aucune puissance humaine ne peut conjurer ni les causes ni les effets ; aussi figurent - elles au nombre des désastres pour lesquels des crédits sont ouverts au budget de l'État. En cas de sinistre, l'indigent reçoit une part de secours, et si minime qu'en soit le montant, cette allocation constitue au moins la preuve de la sollicitude de l'État , qui a voulu se réserver le moyen d'assister toutes les misères et d'en diminuer les tristes conséquences.
Ces mesures ne seraient pas complètes si, après avoir prévu tout ce qui intéresse la santé , la salubrité publique et la conservation des propriétés , on n'avait pas ménagé des secours en faveur de ceux des indigents dont les troupeaux seraient frappés de mortalité par suite diépizootie.
Souvent , en effet , la vache , le bœuf ou le cheval du pauvre constituent , par leurs produits ou par leur travail, ses seuls moyens d'existence. Viennent-ils à lui être enlevés par la maladie , qu'avec eux son
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gagne-pain disparait , et il lui est impossible de les remplacer.
Or, si l'autorité n'a pu prévenir ce fatal résultat, en envoyant sur les lieux dévastés par le fléau des vétérinaires , chargés de soigner gratuitement les animaux atteints , elle provoque au moins du gouvernement Falloeation d'un secours , qui vient en atténuation de la porto, et c'est ainsi que jamais un désastre ne survient et qu'un malheur n'est signalé sans que, pi^sque aussitôt , ils ne trouvent une source de soulagement dans l'effet des institutions publiques et des œuvres privées qui existent.
Mais, dans le cas où les moyens ordinaires ne suffisent pas , et où les sinistres dont nous venons de parler empruntent, par leur étendue, le caractère d'une calamité publique , le gouvernement n'hésite pas à intervenir d'une manière plus complète, et des crédits spéciaux sont ouverts au budget de l'État, en vertu d'un décret ou d'une loi , que la libéralité des chambres ne manque jamais de ratifier ou d'accorder.
Les secours acquièrent alors des proportions importantes, et représentent, en ce cas, plutôt une réparation qu'une atténuation de pertes, tant il est vrai , nous le répétons , que la charité et la bienfaisance sont trop clairvoyantes pour ne pas trouver le moyen de venir en aide à toutes les souffrances , trop ingénieuses pour ne pas créer un remède qui s'y applique , trop dévouées , enfin , pour reculer devant les sacrifices nécessaires à l'accomplissement d'une telle œuvre.