NOMBRE ANNUEL DES EXPOSITIONS
la Cité. Le reste de Paris était divisé en justices, et les arrêts obligeaient les seigneurs hauts justiciers à s'en chaîner.
Plus tard, il y eut un hospice général pour les enfants trouvés de Paris ; mais il fut mal administré . les employés subalternes vendaient ces enfants aux bateleurs et magiciens, moyennant vingt sols par enfant.
Ce fut au milieu du dix-septième siècle que saint Vincent-de-Paul fonda un hôpital, et que, par son crédit à la cour, il lui assura de grands revenus. En 1680 le nombre des enfants était de 890, et en 1770 de 6,018.
Il y avait de grands abus ; les enfants exposés à la porte des églises étaient recueillis par des archers de l'hôpital ; ceux de la province étaient confiés aux soins inintelligents des voituriers. Les 9/10 mouraient.
La révolution ayant renversé toutes les œuvres de bienfaisance et chassé les sœurs de charité, la Convention donna, le 4 juillet 1793, aux enfants trouvés le titre à^ enfants de la patrie , et décréta , pour les filles-mères , des secours assez élevés ; il en résulta que quelques-unes d'entre elles promettaient de recommencer aussitôt que leur enfant serait sevré. La morale était gravement compromise.
Voilà quel fat, jusqu'en 1811 , époque où parut le décret du 19 janvier, le sort des enfants trouvés. Ces | courts détailsliistoriques étaient nécessaires pour mieux faire juger les progrès de l'organisation actuelle. .
Sous le rapport statistique , nous rappellerons tout