‹ De l'assistance et de l'extinction de la mendicitéChapitre 83 sur 159 · ENFANTS TROUVÉS. — ANCIENNE LÉGISLATION · texte numérisé non relu

ENFANTS TROUVÉS. — ANCIENNE LÉGISLATION

inspiré cette vertu , qui consacre comme une obligation le^soulagement de toutes les souffrances , et promulgué ce grand commandement de l'amour du prochain qui a transformé la société , l'avortement , l'infanticide et Tâbandon n'étaient l'objet d'aucune réprobation.

Constantin fut le premier qui défendit l'infanticide ; ptas tard , la loi prononça la peine de mort contre l'exposition ; mais cette loi fut impuissante , et les conciles des premiers siècles de l'église ordonnèrent de déposer a la porte des églises les enfants abandonnés.

Leur accroissement toujours plus considérable entr^na plus tard l'obligation de créer des hospices pour les recevoir. Le premier de ces établissements connus fiit fondé à Milan, en 787.

Jusqu'au quinzième siècle, il n'y eut en France qu'un seul hospice d'enfants trouvés , établi à Montpellier, par l'ordre hospitalier du Saint-Esprit. Dans le reste de la France ils vivaient de la charité qui les recueillait. Mais le mal avait pris de telles proportions que, dans la crainte de l'encourager, Charles VII refusa d'autoriser la fondation d'un hospice destiné à ces malheureux.

Vers 1540, on les logeait, à Paris, dans une petite maison appelée la Couche. Il y avait, à l'entrée de Notre-Dame, un grabat connu sous le nom de crèche, où des sœurs hospitalières exposaient quelques-uns I des enfants aux heures des offices. Elles criaient aux passants : « Faites bien à ces pauvres enfants trouvés. » La couche était soutenue par une quête. Du reste , on n'y recevait que les enfants trouvés dans l'intérieur de

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