‹ De l'assistance médicale dans les campagnesChapitre 1 sur 8 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Le sujet de ce travail m’a été, en quelque sorte, imposé par les circonstances. Ayant dû, à un moment donné et pour des motifs personnels, interrompre le cours de mes études médicales, j’ai habité et vécu pendant plusieurs années au milieu d’une population agricole, à laquelle beaucoup d’activité et un travail assidu, joints à une grande économie, assurent une certaine richesse et un bien-être relatif ; néanmoins, malgré cette condition favorable de l’aisance, malgré la science, le dévouement et la charité des médecins du pays, auxquels je me fais un devoir de rendre un témoignage justement mérité, j’ai pu, par l’observation de faits journaliers et fréquents, acquérir la conviction que la maladie était toujours une rude et dure épreuve pour le paysan, qu’il soit propriétaire aisé, riche fermier, petit cultivateur, journalier ou indigent ; et que, dans toutes les situations de fortune, cette épreuve était plus grande pour l’habitant de la campagne que pour celui de la ville. Je me suis aussi rendu compte des difficultés nombreuses qui, dans la campagne, entravent l’exercice de la médecine, le rendent si pénible

habituellement, si difficile souvent et parfois impossible. Bien des fois la vue de la misère excessive du paysan indigent et malade m’a vivement impressionné, et je me suis trouvé entraîné vers la question qui fait l’objet de cette thèse inaugurale, d’autant plus naturellement que j’avais consacré une partie des loisirs dont j’ai disposé à l’étude de quelques questions d’économie sociale.

Mon but, en entreprenant ce travail, est simplement d’apporter mon faible tribut à la solution de cette grave et importante question. Fasse Dieu que mes efforts ne restent pas complètement stériles et infructueux !

En terminant cette courte préface, qu’il me soit permis d’exprimer mes sentiments de reconnaissance à M. le professeur Fonssagrives pour les indications qu’il a bien voulu me donner , et à MM. les docteurs Boullet et Nivet, qui ont eu la bonté de me faire parvenir les travaux qu’ils ont publiés sur cette question; à M. le docteur Pouget-Andrieux, directeur de l’établissement central d’hydrothérapie de Brioude (Haute- Loire), qui, pour mettre à ma disposition l’intéressante publication de son beau-père, M. le docteur Andrieux, m’a envoyé l’exemplaire unique de sa bibliothèque personnelle.

Que mon excellent ami, M. Charles Aussilloux, interne des hôpitaux de Montpellier, veuille bien aussi accepter mes sincères remerciements pour le précieux concours qu’il m’a prêté dans les nombreuses recherches bibliographiques que nécessitait ce travail.

DE

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