‹ De l'assistance médicale dans les campagnesChapitre 2 sur 8 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De l'Assistance en général. — Définition du mot; son origine récente ; existence ancienne du fait. — Historique de l’assistance publique.

Sous le nom ^'assistance publique, on doit entendre l’organisation générale des secours que la société, représentée par l’Etat, le Département ou la Commune, accorde à tous ceux de ses membres qui ne peuvent suffire eux-mêmes à leurs propres besoins. L’action bienfaisante de la société s’exerce directement ou indirectement, suivant que la bienfaisance administrative procure et distribue elie-même les secours ou bien laisse accomplir cette tâche par la charité privée; et, ainsi entendue, l’assistance publique comprend dans son ensemble, non-seulement tous les établissements de prévoyance ou d’économie domestique, tels que les caisses d'épargne, de crédit pour le travail, les dépôts de mendicité, les prêts-gratuits et les monts-de-piété, les sociétés de secours mutuels, etc., mais encore toutes les institutions destinées à procurer plus spécialement les secours médicaux et pharmaceutiques : hôpitaux,

habituellement, si difiîcile souvent et parfois impossible. Bien des fois la vue delà misère excessive du paysan indigente! malade m’a vivement impressionné, et je me suis trouvé entraîné vers la question qui fait l’objet de cette thèse inaugurale, d’autant plus naturellement que j’avais consacré une partie des loisirs dont j’ai disposé à l’étude de quelques questions d’économie sociale.

Mon but, en entreprenant ce travail, est simplement d’apporter mon faible tribut à la solution de cette grave et importante question. Fasse Dieu que mes efforts ne restent pas complètement stériles et infructueux !

En terminant cette courte préface, qu’il me soit permis d’exprimer mes sentiments de reconnaissance à M. le professeur Fonssagrives pour les indications qu’il a bien voulu me donner , et à MM. les docteurs Boullet et Nivet, qui ont eu la bonté de me faire parvenir les travaux qu’ils ont publiés sur cette question; àM. le docteur Pouget-Andrieux, directeur de l’établissement centrai d’hydrothérapie de Brioude (Haute- Loire), qui, pour mettre à ma disposition l’intéressante publication de son beau-père, M. le docteur Andrieux, m’a envoyé l’exemplaire unique de sa bibliothèque personnelle.

Que mon excellent ami, M. Charles Aussilloux, interne des hôpitaux de Montpellier, veuille bien aussi accepter mes sincères remerciements pour le précieux concours qu’il m’a prêté dans les nombreuses recherches bibliographiques que nécessitait ce travail.

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