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: Parfois, vers lé quatrième ou cinquième jour, en raison d’un léger rétablissement de la circulation, sans doute par les vaisseaux du cercle de Haller, on peut reconnaître encore très facilement les vaisseaux et la papille devenue rougeâtre par des arborisations vasculaires anormales. Cette vascularisation: n’est que passagère et les vaisseaux diminueront bientôt de volume, pour disparaître complètement.
‘Ainsi, les premiers jours ne donneront pas les signes d’atrophie optique que nous allons observer à. la deuxième période où l’ophtalmoscopie fixera, à elle seule, le diagnostic de la lésion.
b) Deuxième phase - L'exophtalmie a disparu
Au bout de quelques jours, les signes dûs aux bémorragies intra-orbitaires s’amendent. Le ptosis de la paupière supérieure disparaît. L’œil reprend sa place normale dans l’orbite. La mobilité oculaire réapparaît complètement, sauf cependant dans le cas de lésions musculaires ou nerveuses, que nous déerirons plus loin, au chapitre des complications. La petite plaie linéaire est cicatrisée. Et'l’œil serait redevenu tout à fait normal si l’amaurose ne persistait pas.
C’est à ce moment que l’examen ophtalmoscopique va nous donner des signes nets nor optique.
Trois cas peuvent se présenter :
1° A l’examen du fond d’æœil, on constate la disparition complète de là papille remplacée par une tache rouge, noirâtre, représentant un coagulum sanguin. Quelques jours après la blessure, ce coagulum. dis:
= dS. =
paraît. La papille est remplacée par une excavation beaucoup plus prononcée qu’une excavation glaucomateuse. Cette dépression se comble peu à peu, et se recouvre de tissu conjonctif. L’aspect du fond de l’œil finit par se rapprocher de très près d’une rétinite proliférante d’origine spontanée. Le fond est blane mat. Les vaisseaux n'apparaissent plus que comme de minces filets vides.
. Une telle lésion est due à l’arrachement du nerf optique, cas très rare, que nous n’avons pu constater dans les observations que nous avons réunies. Henry Dechézelle, dans sa thèse, nous rapporte sept observations d’arrachement du nerf optique avec intégrité apparente du globe oculaire, dont cinq par balles ou éclats d’obus, une par piquet de bois ;
2° L’examen ophtalmoscopique montre des milieux très clairs normaux. Le fond d’œil, de rouge qu’il est normalement, est devenu de plus en plus mat. La papille présente des contours peu nets; son hyperémie des premiers jours à disparu, et elle prend une teinte gris perle. La circulation de fortune qui s’était organisée à la première phase, n’était que passagère. Les vaisseaux diminués de volume, sont vides de sang, et ne sont plus que de minces cordons. Souvent ils ont complètement disparu. La région maculaire est blanche et présente des plissements.
En résumé, le fond d’œil est blanc mat, la papille est gris perle et les vaisseaux ont disparu. (Obs. IT) ;
3° Enfin, le fond d’œil peut présenter un état presque normal, un peu plus pâle cependant. Les vaisseaux sont très nets; on distingue très bien les
artères des veines. Ce n’est que peu à peu que la papille devient blanchâtre, manifestant ainsi son atrophie. (Obs. I).
Comment expliquer ces différentes lésions. Le premier cas a été facilement expliqué, nous n’y reviendrons pas. Quant aux deux suivants, l’anatomie va nous en donner l’explication. L’artère centrale de la rétine pénètre dans le nerf optique un centimètre avant que ce dernier n’aborde le globe oculaire. Si bien que nous pouvons diviser la portion intra-orbitaire du nerf optique en deux parties : l’une, la plus importante, non vasculaire, s’étendant du trou optique à un point distant de l’œil de 10 millimètres; l’autre, vasculaire, s’étendant de ce point à la papille. Suivant que la blessure portera sur la première ou la seconde partie, on aura un fond d’œil suivant le type IIT ou le type IT.
Ceci est encore démontré par les expériences de Berlin et de Waldemar Krenckel.