‹ De l'atrophie optique consécutive aux blessures par baïonnette LebelChapitre 8 sur 24 · ET ER · texte numérisé non relu

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rants mousses, mais non à la baïonnette Lebel. Cette arme est beaucoup trop acérée pour refouler seulement le nerf sans l’entamer. Certains cas où l’abolition de la vision ne se présente que dans une partie du champ visuel ne pourraient être expliqués autrement que par une section incomplète du nerf. Ravoux,

dans sa thèse, en eite trois cas par coup de fleuret et

un par coup de pointe de sabre. Or ces deux armes présentant une pointe aussi acérée que celle de la baïonnette Lebel, agissent identiquement.

Le mode d’atrophie optique par contusion du globe oculaire ou du squelette avoisinant, ne peut être appliqué ici. Il ne peut y avoir, en effet, contusion de l’œil, sans désorganisation complète du contenu de cet organe. Quant à la contusion du squelette avoi-

sinant, il faudrait un agent vulnérant doué d’une

force et d’une vitesse très grande, tel est le cas d’un éclat d’obus ou d’une balle, mais non d’un coup de baïonnette.

L’atrophie optique consécutive à un coup de baïonnette, est donc bien due à une blessure plus ou moins étendue du nerf optique.

Le point de l’orbite où pénètre l’arme est variable. Cependant, le plus habituel est à l’angle interne de l'œil. La racine du nez formant un plan incliné vers le rebord orbitaire, l’objet vulnérant glissera facilement le long de ce plan, pour pénétrer dans l’orbite. 11 n’en est pas de même du côté externe, où le rebord orbitaire présente une crête tranchante qui fera dévier le coup vers la tempe.

Fu P, D

OI

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