Des biens de ceux qui avoient été pendus
2. Le radietur condamnoit un article de compte à être xayé, le recuperetur or àotitioM le recouvrement d'un don que le roi auroit fait d'une somme excessive sans cause légitime ni examinée par la chambre. Les derniers registres de cette cour doivent porter beaucoup de recuperetur.
soirs, en sortant nous avisâmes un autre petit bureau à Tentour duquel étoient quatre ou cinq de ces ignorans, crasseux et colères comme ânes à qui on attache une fusée aux fesses, qui, sur un petit pressoir qu'ils avoient là, repassoient encore le marc des grappes après les autres. On les appelloit, en langage du pays, correcteurs. Ce sont les plus rébarbatifs vilains à les voir que j'aie jamais apperçus'.
ft De là nous passâmes par infinis petits pressoirs, tous pleins de vendangeurs qui épluchent les grains avec des ferremens qu'ils appellent articles de compte, et finalement arrivâmes en une basse salle, où nous vîmes un grand dogue à deux têtes de chien, ventre de loup, griffé comme un diable, qui étoit là nourri de lait d'amende, et étoit ainsi délicatement traité par l'ordonnance de messieurs, parce qu'il n'y en avoit aucun à qui il ne valût bien la rente d'une bonne métairie; et s'appelloit Duple. Sa mère étoit auprès, qui étoit de pareil poil et forme, hors-mis qu'elle avoit quatre têtes, deux mâles et deux femelles, et elle avoit nom Quadruple; laquelle étoit la plus furieuse bête de céans et la plus dangereuse après sa grand'mere, que nous vîmes enfermée en un