‹ De l'autorité de Rabelais dans la révolution présente et dans la constitution civile du clergé;Chapitre 43 sur 67 · I. Les religieu]^ mendians c^ui ch^ntei^t lepfs matines à mU · texte numérisé non relu

I. Les religieu]^ mendians c^ui ch^ntei^t lepfs matines à mU

« Au point du jour pareillement nous éveilla pour manger souppes de primes. Depuis ne fîmes qu'un repas, lequel dura tout le jour, et ne savions si c'étoit dîner ou souper, goûter ou réveillonner. Seulement, par forme d^ébat , nous promenâmes quelques jours par l'isle, pour voir et oûir le joyeux chant de ces benoîts oiseaux. »

Doux passe-tems, doux emploi de cette malheureuse vie mortelle , hélas ! qu'étes-vous devenus ? De barbares législateurs ont détruit cette béatitude. Ils veulent que tout prêtre remplisse une fonction sacerdotale. Ils retranchent inhumainement de ces fonctions les longs repas, le long sommeil, et tant d'autres consolations qui aidoient les élus à marcher dans les voies du Seigneur. Plus d'oisiveté, plus de donations, et partant plus de joie. O siècle pervers et irréligieusement ennemi de ces douces superstitions! O, dussé-je le répéter cent fois, nation perdue de philosophie et de schisme !

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