‹ De l'autorité de Rabelais dans la révolution présente et dans la constitution civile du clergé;Chapitre 48 sur 67 · Je ne ipanquerai j · texte numérisé non relu

Je ne ipanquerai j

lieu, accompagné d'un escadron de petits diableteaux de chœur ^ Là, rencontrant le laboureur, lui dit: « Et puis, vilain, comment t'es-tu porté depuis ma départie? Il convient faire ici nos partages. — Cest raison , répondit le laboureur. » Lors commença avec sesgensseyerle bled. Les petits diables de même tiroient le chaume de terre. Le laboureur battit son bled en Paire, le mit en poches, le porta au marché pour le vendre. Les diableteaux firent de même, et au marché, près du laboureur, pour leur chaume vendre s'assirent.

« Le laboureur vendit très-bien son bled, et de l'argent emplit un vieux demi-brodequin, lequel il portoit à sa ceinture. Les diables ne vendirent rien; ains au contraire les paysans en plein marché se moquoient d'eux. Le marché clos, le diable dit au laboureur : « Vilain, tu m'as à cette fois trompé ; à l'autre ne me tromperas. — Monsieur le diable, répond le laboureur, comment vous aurois-je trompé, qui premier avez choisi?... — De quoi, repartit le diable, cette année suivante, pourras-tu notre champ semer? — Pour profit de bon ménager, répondit le laboureur, le conviendroît semer de raves. — Or, dit le diable, tu es vilain de bien: semé raves à force; je les garderai de la tempête et ne grêlerai

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