‹ De l'autorité de Rabelais dans la Révolution présente et dans laChapitre 46 sur 64 · Je ne manquerai à · texte numérisé non relu

Je ne manquerai à

lieu, accompagné d^un escadron de petits diableteaux de chœur». Là, rencontrant le laboureur, lui dit: « Et puis, vilain, comment f es-tu porté depuis ma départie? Il convient faire ici nos partages. — C'est raison , répondit le laboureur. » Lors commença avec ses gens seyer le bled. Les petits diables de même tiroiént le chaume de terre. Le laboureur battit son bled en Faire, le mit en poches, le porta au marché pour le vendre. Les diableteaux firent de même, et au marché, près du laboureur, pour leur chaume vendre, s'assirent,

« Le laboureur vendit très-bien son bled, et de l'argent emplit un vieux demi-brodequin, lequel il portoit à sa ceinture. Les diables ne vendirent rien ; aim au contraire les paysans en plein marché se moqudient d'eux. Le marché clos, le diable dit au laboureur : « Vilain, tu m'as à cette fois trompé ; à l'autre ne me tromperas. — Monsieur le diable, répond le laboureur, comment vous aurois-je trpûipé, qui premier avez choisi?*.. — De ^uoi, repartit le diable, cette année suivante, pourras-tu nptre champ semer ? — Pour profit de bon ménager, 'répondit le laboureur, leconvîendroitsemer de raves, — Or, dit le diable, tu es vilain de bien : semé raves à force; je les garderai de la tempête et ne grêlerai

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