D ENTREE
le mauvais état de la navigation du fleuve, à la contruction et à l’entretien d’une route qui nous fait la plus rude et la plus formidable concurrence. En 1840, le transport d’un tonneau de marchandise de Montréal à Kingston, coutait trois louis, deux chelins et six deniers: en 1849, :n a transporté le fer destiné aux chemins à lisses, de Québec à Cleveland, pour un louis, deux chelins et six deniers. 1l n’y a encore que peu d’années que le prix du transport d’un baril de fleur de Kingston à Montréal, était de deux chelins: en 1849, on le transportait de Toronto à Québec, pour un chelin et six deniers. En un mot, telle a été l’influence de nos canaux sur les taux du fret, qu’on peut dire en thèse générale, qu’on ne paie maintenant que des piastres là où l’on payait ci-devant des louis pour le transport des effets et marchandises ; et que le transport d’un baril de fleur et de sel en montant et descendant, coute moins par mille, qu’une lettre “ simple” expédiée par la voie de la poste,
Nous nous sommes efforcés, dans les pages précédentes, de démontrer l’influenee qu’exercent nos canaux sur l’agriculture, sans vouioir attribuer exclusivement à cette influence la réduction des prix et l’accroissement de population et de richesse qui en sont résultés depuis quelques années ; car nous sehtons bien, puisqu’un aussi forte partie de nos importations et exportations a été expédiée par les canaux de New-York, que nous ne serions pas justifiables d’attribuer de trop grands avantages à une navigation qui semble avoir été désertée partiellement. Toutes les grandes entreprises dans l’hémisphère occidental sont encore à naître ; et c’est sous ce point de vue que nous avons envisagé l’avenir du St. Laurent. Nous avons voulu justifier la politique qui a projeté, et les conceptions qui ont réussi, jusqu’à un certain point, à ouvrir la route commerciale de l’atlantique, et par là, relier la mer avec le siège futur d’un vaste empire sur ce continent,—le bassin supérieur du St. Laurent. Notre but a été de démontrer, quelqw’insignifians que nous paraissent maintenant les résultats de cette politique, qu’avec nos ‘dées actuelles, et dans l’état où sont maintenant nos finances, nous ne parviendrons probablement à achever nos canaux, que lorsque le débordement inévitable du commerce de l’Ouest, aura, en dépit des préjugés, de l’esprit d’opposition, et des associations nationales, fait ressortir dans tout leur éclat les pouvoirs in. comparables du fleuve St. Laurent. Tandis que l’obs-
curité qui précède l’aurore d’un commerce brillant semble s’épaissir et répandre son ombre autour de nous, nous adresserons ce conseil à nos cultivateurs: “ vous avez dépensé, il est vrai, #10,000,000, dans l’espoir et la con- ” fiance qu’on suivrait la politique qui devait attirer le com: merce d’exportafion des contrées de l’Ouest par la voie du St. Laurent, et vous avez vu s’évanouir toutes vos espérances avant même d’obtenir aucun résultat pour prix de tant de sacrifices. (Cependant, ne vous découragez pas ; il existe des ‘ressources que vous pouvez développer par vos propres efforts, et au moyen de votre propre législation, qui sont beaucoup plus amples, plus précieuses et plus durables que toutes celles que vous auriez pu obtenir dans l’état de dépendance où vous tenait l’ancien système de “protection ” qui emmaillotait votre enfance.” Nous savons, soit qu’on veuille exagérer ou déguiser le fait pour des ‘ considérations politiques, ” que le découragement s’est emparé de l'esprit du cultivateur Canadien, et que ce sentiment ne provient pas uniquement du retrait de la protection; car, le cultivateur ne désire nullement s’enrichir aux dépens d’un peuple moins fortuné, et accablé sous le poids de taxes très lourdes. S’il se plaint qu’on ait ouvert à son rival Américain le marché dont on lui avait promis l’approvisionnement, et pour lequel il a négligé de s’en créer un plus à proximité, et qui lui offrait plus de chances de stabilité ; s’il est mécontent de ce qu’on l’ait engagé à se lancer dans des entreprises qui convenaient plutôtaux ressources d’un empire, qu’à celles d’une colonie, c’est qu’on n’a fait aucune stipulation dans son intérêt auprès de ce rival, en retour des faveurs qui étaient accordées à ce dernier avec tant de profusion. j
Par suite de la révolution complète opérée dans notre position commerciale, nous avons cru devoir présenter à nos cultivateurs, autant du moins que nos faibles moyens
nous ont permis de le faire, le tableau du nouvel ordre de choses qui se prépare ; et si nous avons pris dans la discussion une latitude que ne justifiait peut-être pas le titre de cet essai, nous ôsons chercher une excuse dans les circonstances exceptionnelles et l’état de fransformation où se trouve le pays. Nous avons, autant que possible, évité de traiter les questions sur lesquelles il existe une diversité d’opinions ; et nous nous sommes efforcés d’exposer fidèlement, et sans fard, les avantages relatifs des diverses voies de communication rivales, ainsi que les remèdes politiques préconisés par les divers partis. Quant à ces derniers, nous les avons envisagés sous un jour et dans un intérêt purement canadiens, adoptant ceux qui nous ont paru dans notre intérêt, et rejetant les autres, soit qu’ils formassent partie ‘ d’un ‘ensemble qui s’harmonise ou non,” et sans nous occuper des reproches qu’on pourrait nous adresser à l’endroit de nos inconséquences apparentes. Nous n’avons cherché à capter la faveur d’aucun des partis politiques qui se servent des passions, des préjugés et de l’ignorance d’un peuple insouciant, crédule et trop plein de confiance, comme d’un marchepied pour monter au pouvoir; et nous n’avons nullement déguisé ou tenté de concilier les inconvéniens résultant des changemens apportés dans notre position et nos relations commerciales. Si nous n’avons pas montré une grande déférence pour toutes les belles théories du jour, c’est que nous pensons que les systèmes, les théories et les lois sont de peu d'utilité pour un. peuple qui n’a déjà que trop souffert d’un excès de législation ; que ce ne sont pas les institutions d’un pays qui forment le peuple, mais bien le peuple qui crée ses institutions, suivant ses vœux et ses besoins ; que toutes les monarchies ne ressemblent pas à celle de l'Angleterre, ni toutes les républiques à celle des Etats-Unis; et qu'ii u'y a rien dans le sol, le climat ou la position commerciale on séo-
graphique du Canada, si le peuple sait profiter des ‘avantages qu’il tient sous la main, qui soit de nature à le rendre inférieur à tout autre peuple, ou faire de cette contrée un pays moins heureux et prospère qu'aucun autre portion du globe.
Finalement, si nos cultivateurs savent seulement prendre entre leurs mains le contrôle de leurs propres destinées, et celles de leurs enfans, et secouer cette apathie et cette indifférence qu’ils témoignent pour les affaires publiques, résultat d’une éducation coloniale viciense, de l'absence de toute adversité, et d’un dégout pour les lattes et les agitations de la vie publique qui dégénère souvent en couardise politique ; s’ils savent se soustraire aux conseils insidieux des démagogues et des ‘ faux amis du peuple ;” s'ils mettent de côté les différends politiques et toutes dissentions religieuses, pour concentrer leurs efforts et diriger tonte leur énergie vers le développement de la prospérité commune ; s’il font comme peuple, ce qu’il est de leur devoir de faire comme individus ; s’ils s'occupent avec diligence de leurs propres affaires ; en un mot, s’ils sont sobres, actifs, vigilans, honnêtes, justes et craignant. Dieu ;—ils né pourront manquer d’attirer sur eux les bénédictions que Dieu’ fit'pleu voir sur les gentils après la désobéissanéé des Juif
“ Leurs enfans grandiront comme de jéunes :
leurs filles seront comme les vases polis qui ornent les colonnes du temple ; leurs greniers crouleront sous le poids dés récoltes ; leurs troupeaux se multiplieront à l'infini ; leurs bœufs seront forts pour le travail ; et c’est alors, qu’il n’ÿ aura pour eux ni décadence, ni captivité, ni plaintes, ni gémissemens dans les rues.”
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q 26) ANA L/
- putieurs prix ; et son intentjon est de prier les Jr'uses “ tguisdévront présider à cet E* position, de décerner ces . epris, ou de nommer des persoftnes compétentes pour le faire ® : Pai, ete., FL (Signé,) R. BRUCE, / L ‘ de 4 Gouverneur.
SA son Honneur Ro D» 0 | le Maire de Mohtabal. KE 4 + e * ° à
[2 Hôrez ou GOUVERNEMENT, Toronto, 2 Avril, 1850.
Monsieur,
Le Gouverneur Général a remarqué avec Plaisir les eflorts qui « {ont à Moniréal et ailleurs, pour qne le Canada soit convenablement représenté à la grande exposition industrielle de toutes les notions, qui doit avoir di l’année praghaine dans la Cité de Londres.
Dans le but de seconder ces eflorts louables et patgo-
tiques, son Excellence prend cette occasion d’annonger e
au publie canadien, par votre canal, quelle se propoie
d'offrir comme prix la somme de cent louis sterling, 4° ;
des médait es de la mes saleur, à la personge otfaux
personnes ;1i rmontreront les incillegrs échantitlans d’ine
CR A : dt dustriesont de produits canadiens, au fi nr 2 TRE LE : L ieu fit pl”
ustricl. é des 7
Fe #Son Excellence se réserve le droit di: eunes , par la
En si la sonime offerte par les prése nies formera un seul
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