DE L'AVENIR EŸ DE L'INPLONNCE ANAL ERIS
© Dans da eonivictioft où rés soriés qué toutes les averues qui conduisent aux bords de la mer, sufiront à peine pout répondre aux besoins du commerce futur dé Pintérieur de l’Arnérique, eur éhaqué facilité additionnelle ajoute uni noûveau stimulant, à Dieu ne plaise. que notts entvisagions ici avec les vyss rettéeiés d’un esprit jaloux et entvieux, les avantages rspéctifs dés prinoi PAS rou(es qui sé disputent ée éorimerce, Le St, Laurent n’a pas de rival plus redoutable que le canal Etié ei de qui éoneerne le eommierce de POuest. Voiet ah état dé miôtivement dé commerce par 66 candk, aveë kR proportion expédiée par les Etat de Ouest. Nombre total Des rs de * De l'Éfiat de JU ” RéwYark. :
484,791 665,039 600,40 . ÉISAIZ 584,188 à tables a trait au énat Erié seulemen, et indique que le démnieree imérieer de lEtét de New-York #: fourni l& plis grande partie dés tonnage en déséendét,” jasqu’à l’année 1849. On & attribué li dintination dés exportations à là disparitién griduelle du Bois qui foririe ur item. considérable du: tonnage dé cet Etat. Nous allons done comparer les préduits de Pagécuktme sulernent, Nombre tôtal dès tonneaux. -Des États de Ouest. De Etat de New- York. 1888. 4 2 4 341,39 6,166 196,1 184 cc 480464 |:
uv à GUMO4 | ": . 48047
Consultons maintenant le mouvement du commerce en
DES CANAUX DU CANADA: lu7
remontant, partant du point où la marée se fait sentir, distinguant les chargemens venant de l’Ouest :
Total par Laissé dans, ::
le seul canal Erié. Pour les Etats de l'Ouest. l'Etat de New-York. 1844, ..,.. 190,972 42,415 78667 “1845... .. 127,501 49,618 LU it BB uit 1846. ..... 143,912 58,330 , 86,582 .
Ces tableaux démontrent que les exportations de l'Etat ont diminué, et que ses importations ont augmenté, ce qui indique que la consommation des céréales s’est accrue dans les villes commerciales et manufacturières de la partie ouest de cet Etat, et qu’un marché intérieur se forme rapidement. Le vieux canal Erié a pu à peine suffire aux besoins du commerce en 1847. : Durant l’espace d’un mois, les passages, à l’une des écluses, ont été en moyenne d’un en moins de six minutes, Sans aucun arrêt ni le jour ni la nuit, ou 7,494 en trente et un jours. L’élargissement des écluses sera terminé, et elles entreront probablement en opération en 1851; mais il devra s’écouler plusieurs années avant qu’on puisse se procurer une profondeur d’eau suffisante. Les bateaux chargés qui naviguent sur ce canal tirent trois pieds et demi d’eau ; et lorsqu’on aura achevé d’élargir les écluses, ils pourront porter environ le tiers du chargement que portent les bateaux qui passent par les écluses du canal de Welland. Le transport des passagers et des émigrés a été pour ces bateaux une source de profit qui les a mis en état de faire des transports à des taux plus modiques qu’ils n’auraient pu le faire autrement. Mais cette ressource va bientôt leur être cnlevée par les chemins de fer qui ont dix fois leur vitesse, et qui, même à des taux plus élevés, peuvent leur faire une concurrence dangereuse,
* L’élargissement du canal Erié tout en réduisant le
* Cette opinion est confirmée par le rapport de Pauditeur du département des canaux de New-York, publié en avril 1850, et conçu en ces termes :-‘* Les péa-
coût, aura l'effet d’augmenter au lieu de diminuer le temps du transport; ét il est très douteux (en supposant même que les nouvelles proportions puissent le mettre en état dé süffiré pendant encore plusieurs années au commerce de l’Ouest,) s’il n’éprouvera pas un échec plus sérieux, #âVbir, l’absence d’üñ approvisionnèment d’eau suffisant pour remplir les écluses. Les améliorations dans un nouveau pays augmentent l’évaporation ; et le défrichement des terres fait disparaître plus rapidement les amas d8 neige amoncelée pendant l’hiver, ce qui produit le double inconvénient d’épuiser les anciens réservoirs, et de menacer la destruction des ouvrages par la crue violente des eaux. Mais sans spéculer sur d’autres causes, il n’y a pas lieu de douter que l’accroissemen: des affaires locales sur toute la longeur de ce canal, et l'augmentation du commerce de l'Ouest qui s’accroît à raison d'environ vingt pour cent par année, s’ils ne l’encombrent pas bien prochainement, auront du moins l’effet d’éléver les taux de fret sur le St. Laurent, et de forcer les importations et les exportations à prendre cette voie. S’il est hors de doute, ainsi que la présente année va le démontrer, que-la fleur peut-être transpartée à Boston à aussi bas prix pour le moins, et dix jours plutôt par le lac Champlain que par ke canal Erié, dès lors il ne peut plus y avoir de difficulté quant à la route qu’elle prendra par la suite.
Il est inutile d’instituer aucüne comparaison au sujet des taux probables du fret qui sera expédié par la suite à Québec, Burlington ou Whitehall, par le St. Laurent, et à New-York, par le canal Erié, lorsqu'on considère la différence probable dû coût relativement au nombre et à la quantité d’affaires qui se font sur les deux routes.
gésperçus sur les passagers et lespaquebots, diminuent rapidement par suite de la concurrence que leur font les chemins de fer, lesquels au moyen de trains plus fréquens, de leur vélérité, et du bas prit auquel ils peuvent les transporter, enlèvent atik canaëx cette importabte source de comrerce.”?
DS 0, ep
Nos avons vu le prix du transport d’un.baril de fleur de Buffalo à Albany s'élever, en 1847, à deux piastres. Lorsque les produits sont en grande demande, les prix sur toutes les routes sont élevés ; et alors, la plus rapide et celle qui offre le plus de facilités, doit nécesenirement obtenir la préférence, Si natra gouvernement n’sût eu la sagesse de fournir des bateaux remorqueurs sur le St. Laurent, nos marchands de trinsport aurait préféré retenir le monopole du commerce canadien au risque même de le voir disparaître et prendre le direction d'Oswego et Buffalo, Et même a l’heure qu'il est, si l'on ne permet pas aux vaisseaux de la marine américaine qui naviguent sur les lacs, de descendre depuis la lao Erié jusqu’à Burlington, les prix se maintiendront à un taux si élevé par suite de la marine limitée du St. Laurent, que tont le commerce de l'Ouest passera par Buffalo et Oswego.
Les taux du fret seront donc réglés par la somme de traffic et l'abondance des moyens de transport ; at pour donner une idée de la capacité dn St. Laurent, nous soumettons ici une estimation des taux poseibles eormme point de comparaison entre ce tlenve et le canal Erié, ou toute autre route. Supposons le ces le plus extrême, savoir, que tous les péages soient abalis sur les deux routes, et que les bateaux obtiennent des chargremens en montant et descendant. Le canal Erié, lorsqu'il anre ét6 agrandi, donnera passage à des bateaux capables de porter 1,500 barils de fleur. Sans entrer dans le calcul des dépenses, prenons l'estimation de John B. Jervis, ingénieur de l’aqueduc de Crotton et dy ehemin de fer de la rivière Hudson, qui dit que l'on pourra, apiès l’élargissement du canal, transporter un baril de fleur de Bnffalo à New-York, moyennant quinze cents ou nenf deniers courant, les péages non compris. Personne n’a encore fait une estimation plus modique. Le taux moyen pour les neuf dernières années, a 6t6 de trente-hnît cenfs, ou
un ‘chelin et onze deniers, jusqu’à Albany pour le fret seulement et de six à dix cents en sus jusqu'à New-York. Partant de Cleveland, allouons cinq cents pour le fret jusqu’à Buffalo; et nous aurons alors pour les simples frais de transport,‘ sans comprendre les péages, les frais d’assurance, commission transbordement, etc., vingt cents par barils de Cleveland à New-York, par la voie du canal Erié, ou un chelin courant.
Un vaisseau construit de manière à passer les écluses du carial de Welland, portera 4,000 barils de fleur, (coût £3,500), et devra se poyer dans quatre ans. Ses profits nets seraient donc de £875 par année ; et comme ses dépenses annuelles se monteront à £750, ses profits en gros devront être de £1,625 par année. La navigation sur le canal de Welland ne s'ouvre pas plus tard que le 15 avril, ét celle da St. Laurent ne se ferme pas avant le 20 novembre ; ce vaisseau a donc sept mois de navigation au moins, et il peut, durant ce temps, faire sept voyages entre Cleveland et Québec, Burlington ou Whitehall. Allouons pour le fret en montant 380 tonneaux de charbor, de sel, ou l’équivalent en effets mesurés ; il transportera donc en descendant, durant la saison, 28,000 barils de fleur, lesquels à dix cents” (ou six déniers courant, donneront et 2,450 tonneaux en sénat lesquels à deux
piastres (ou dix chelins courant) donneront. . 1225
Montant total des profits requis L’extrait suivant suffit amplement pour couvrir toutes les dépenses incidentes, y SERA les frais encourus pour
rein ‘ :
* Le fleur a été transporté de Chicago à Buffalo moyennant dix CENTS par baril :—vingt-cinq cENTs (un chelin trois deniers courant) sont un taux profitable, distance, plus de 333 lieues,
DES CANAUX DU CANADA. lit
Nous donnons cet état commé indiquant fidèlement la position et les ressources relatives de ces deux voies de communication. Nous croyons que la fleur et les marchandises seront transportées avant deux ans entre le lac Erié et Québec, moyennant un taux (tous frais compris) qui n’excèdera que de peu les péages qu’on perçoit maintenant sur ces articlés entre Buffalo et Albany. Le péage que l’on exige maintenant sur la fleur, sur le canal Erié, est de trente et un cents par baril, ce qui excède en moyenne le coût total payé en 1348, depuis Toronto jusqu’à Québec ;.et le péage sur les marchandises est de vingt-neuf chelins de Albany à Buffalo, et sur le fer, de quatorze chelins et six deniers par tonneau. Le fer destiné à servir à la confection des chemins à lisses a été transporté de Québec à Cleveland, en 1849, moyennant vingt-deux chelins et six deniers par tonneau, ce qui couvrait tous les frais.
L'influence du St. Laurent sur les taux du fret se fait déjà sentir sur le canal Erié. Le tableau suivant indique l’'arrivage à Buffalo, par le canal Erié, des effets légers et pesans destinés pour l’Ouest, pendant une série d’années.
Lbs. “effets légers.” Lbs. “effets pesans.”
1843......... 55,127,818 32,568,818 1844. soso. 59,349,890 34,328,816 1845. ..ooovs. 68,920,758 : : * . 36,972,670 1846. ....c. 73,625,207 42,522,898 1847. .couce 92,788,433 59,602,867 1848 ........101,330,222 64,346,841 1849. 4 « « « » « s:108,125,789 56,580,919
On verra qu’il y a eu un accroissement constant et important jusqu’en 1849, époque ou le chiffre des effets pesans tomba au-dessous de l’échelle de 1847. Cela s’explique en examinant le chiffre du fret qui a remonté le St. Laurent en 1849.
112 DE L'AVENIR ET DE L'INFLUENCE Fret en remontant par la voie des canaux du St. Laurent.
Tonneaux en 1848. Tonneaux en 1849, Fer brut,et fer pour les che-
mins à lisses,. 000090 1,870 11,439 Poterie cos. 473 1,047:
Liqueurs sscsssssopocssses 597 945 Sucre et melasse, ,. +,.0000 627 990 Fer de fonte, fer en barre, et
fer travaillé... 4,225 5,565 Meubles et bagages........ 620 918 Sel et charbon, esse e 4,863 6,141 Marchandises... c.sossvooo. 9,864 12,851 Huile ..ooos00000000ee 875 427 Brique, pierre, ciment, sable
etchaux..oosooossoossee 16 415
Total, tonneaux... 23,530 40,788 Passagers s..scosenovseoeee 16,040 20,814 Vaissenix,so0e0p0eonposc 2,890 + 2,163 Péages perçus sur les canaux de Welland, de Lachine, et de Chambly, en 1848. 1849.
Welland...... £29,064 £34,573 Lachine ...,.. 11,661 15,740 . Chambly ..... 436 1,644
Proportion de l’accroissement sur le canal de Welland, dix neuf, sur le St. Laurent, trente quatre, et sur le canal de Chambly, 375 pour cent.
Somme toute, nous ne voyons pas qu'il y ait aucune raison de penser que le commerce du Canada laissera la voie du St. Laurent poar prendre les routes américaines
Durant l’année 1649, nous avons exporté aux Etats Unis et à travers ces Etats les article suivants, entre autres. sf
Bois de construction, 96 millions de pied, valeur
M. Bee sssosososoosseosocesssssocsssoes Æ250,000 Fleur, 260,000 barils. « «soso oo 0e 260,000 Blé, 800,000 minots.... « « «eos essosseooosenosse 160,000 Avoine, pois, fêves. « ..essoosenvese esse oo 25,000 Autres produits agricules. « ...eeeoesoooe sous os 50,000 Alkalis.coosooooososseéonsossnoccoesosene se 90,000 Bois, douves, billots sciés, dormeuses pour Îles
chemins de fer, bardeau etc... ..........0. 75,000
11 est probable que la majeure partie du blé et de la fleur canadienne qui a été mise en entrepôt à Oswego, a été enlevée de la douane à New-York, en payant le droit ; car nous voyons que £75,000 ont été perçus sur nos exportations dans cetie place. La valeur totale de nos exportations aux ports américains pour 1849, excèdera probablement £1,000,000. Les droits perçus par les Etats-Unis sur le lac Champlain, étaient en
de 14,826 93 48,668 70 accroissement qui indique que nos exportations aux Etats-Unis prendront cette route.
Nous avons payé aux Etats-Unis environ £125,000 de droits sur nos exportations, et à l'Etat de New-York £30,000 pour péages de canaux, et une somme plus considérable encore à ses marchands de transport.
Si nous avions possédé un canal pour le passage des vaisseaux, pour relier le St. Laurent avec le lac Champlain, la majeure partie ou la presque totalité de nos exportations expédiées à Oswego, et évaluées à #2,214,447, auraient descendu par ‘es canax da St, Laurent, pour se rendre à Burlington ou Whitehall.
Le marché américain étant meilleur que le marché anglais, nous avons vendu considérablement aux Etats- Unis ; mais nous avons fait venir nos approvisionnemens principalement par le St. Laurent, —état de chose que noùs me devons certainement par repretter, surtout lors-
qu’on considère que l’on peut remédier à la perte temporaire des péages de nos canaux au-dessous de Prescott, par la voie du lac Champlain, et cela sans changer de marché.
Mais supposé que les marchés des Etats-Unis continuent à être meilleurs pour nous que ceux de la Grande- Bretagne, nous trouvns un marché dans les Etats qui recevra ron seulement l’excédant de nos exportations, mais qui produira de plus des péages pour entretenir nos canaux. Durant le cours de l’année expirée au mois de juin, 1849, les Etats-Unis ont exporté dans les provinces
du golfe, les céréales suivantes :
305,383 minote, valeur $ 332,765 7 1,518,922 Farine de blé d’inde, 163,971 « « . 434,109 Blé d’inde 221,449 minots 126,798 enmmmee ÿ9,419,589 Et autres articles évalués à 1,199,194
Valeur totale des exportations. . . . ... 3,611,783 Il est clair que nous gagnons du terrain sur les marchés des provinces du golfe, d’après l’état ci-jonit des exportations de Montréal dans ces provinces, en Bis anse à de bsvogté bib ete dpa sé DTA AD a es vos needs ou fl La valeur des importations à Montréal, en 1849, a excédé de £138,000 celles de 1848, et les exportations, de £80,000. Ia valeur du commerce d’ex;ortation de New- York, en 1849, est de $5,672,000 moins qu’en 1848, Quoiqu'il soit descendu moins de fleur et de blé par les canaux du St. Laurent en 1849 qu’en 1848, à cause des exportations à Oswego, le montant exporté de Montréal a excédé le chiffre de 1848, ce qui vient probablement d’une amélioration dans l’agriculture du Bas-Canada, En comparant les droits perçus au: ports de mer et de l’intérieur, en 1847 et 48, on verra que le déclin du com-
hés rta-
merce du St. Laurent, en 1848, n’est par le résultat d’un abandon général du fleuve pour les ports de Pintérieur et pour le commerce de terre par New-York.
Montréal et Québec. Ports de l’intérieur.
Le déficit, en 1848, a été plus considérable, proportionnellement aux ports de l’intérieur, qu’à Montréal et Québec. ‘Les droits perçus aux ports de l’intérieur, en 1849, m 4Atrentunaccroissement proportionnel plus considérable, conséquence naturelle de nos fortes exportations d ans cette direction ; mais nous pensons que l’état comparatif que nous avons donné de la quantité de fret qui a passé par les canaux du St. Laurent en remontant, doit bannir toute crainte que nous soyions destinés à devenir tributaires du canal Erié, en ce qui concerne nos importations. Si telle était notre position, alors que les restrictions imposées par les iois de navigation étaient en pleine force et vigueur, nous n’avons nullement lieu de craindre pour l'avenir. |
En 1825, le coût du transport d’un baril de sel, de Lachine à Kingston, était de dix-huit chelins et neuf deniers courant. |
Ce même baril est maintenant transporté de Montréal jusqu’à Toronto, moyennant un chelin et trois deniers. En 1825, un baril de sel américain coutait quinze chelins, dans le Canada Ouest ; la même quantité de sel, à Montréal, valait alors six chelins et trois deniers. A cette époque, le Haut Canada payait environ £2,000 de droits sur le sel par année, et ces droits étaient versés dans la caisse et au profit du canal Erié. Ainsi, bien que nous possédions un meilleur articie et qui contait moitié moins
à Montréal, nons n’en n’avons pas moins contribué, vu
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