DIAGNOSTIC
Il semble que le diagnostic de l’œdème soit facile à porter ; et cela est incontestable. Cependant des confusions nombreuses ont été faites; nous distinguerons donc l’œdème de l’érysipèle et surtout du sclérème. L’œdème se manifeste par les signes suivants : dureté très marquée, godet déterminé par la pression, tendance à obéir aux lois de la pesanteur, mobilité de la peau sur lés parties profondes.
Érysipèle. — La rougeur de l’œdème ne sera pas confondue avec celle de l’érysipèle; elle n’a jamais de bords saillants; de plus, dans ce dernier cas, la plaque est.chaude, l'enfant est pris d’une fièvre intense; enfin l’érysipèle débute ordinairement, autour du cordon ombilical.
Sclérème. — Le sclérème est un endurcissement de la peau sans déformation de la région, avec perte de la mobilité des téguments ; son développement est précédé des symptômes de l’athrepsie, dont il constitue souvent la manifestation ultime et irremédiable.
Le sclérème n’est pas plus marqué d’un côté que de l’autre: les régions atteintes ne sont pas tuméfiées, comme dans l’œdème; la peau se tend, perd sa souplesse, adhère aux parties voisines et fait qu'on peut soulever l'enfant comme une tige inflexible. Quand le selérème porte sur la face, il détermine
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une telle dureté des joues que la suecion devient difficile, parfois même impossible.
Parrot a démontré que cet état de la peau est consécutif à une diminution des liquides; il n’y a pas de sclérose proprement dite : 1l y a tassement des éléments par disparition dela lymphe d'imbibition.
Nous pouvons donc dire avec ce maitre que non-seulement l’'œdème et le sclérème ne sont pas le stade successif d’une même affection, mais que leur processus est absolument différent et même opposé.
Le sclérème survient sans doute quelquefois à la suite de l’œdème ; mais alors ce dernier a disparu en faisant place à l’athrepsie qui ouvre la porte au sclérème.
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