‹ De l'eau de mer dans la tuberculose pulmonaire et dans la gastro-entérite infantileChapitre 21 sur 47 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L'eau de mer en injection peut, dans quelques cas, améliorer quelques symptômes de la tuberculose pulmonaire, tels que l’anorexie et l’état du tube digestif. Ces faits sont loin d’être constants. Elle détermine par contre des réactions thermiques considérables et nuisibles ; elle peut être la cause d’hémoptysies. À elle seule elle est presque toujours incapable d'agir sur l’état pulmonaire, bien plus elle peut l’aggraver. |

L'amélioration la plus notable consiste dans l'augmentation du poids, si précieuse chez tout tuberculeux. Mais dans presque tous les cas il s'agit de malades soumis à la suralimentation : il est bien difficile d'attribuer l’augméntation pondérale aux injections d'eau de mer.

Contre-indiquée chez les hémoptoïques, les fébricitants, les cavitaires, la méthode de Quinton ne pourrait à la rigueur s'adresser qu'au premier degré de la tuberculose ; mais ici elle est loin de faire merveille. Elle n’'abaisse point la mortalité, comme l’a montré Mongour.

Pourquoi s'adresser donc à cette médication désagréable pour le malade, pas toujours sûre et quelquefois nuisible ? Elle ne peut prétendre {nous croyons l'avoir suffisamment démontré) au litre de médication spécifique de la tuberculose pulmonaire, comme le veut Robert Simon ; pourquoi la préférer à la cure de suralimentation, de repos et de grand air, qui seules donnent de bons résultats, sans avoir d’inconvénient ?

Sans doute, tous les malades ne peuvent se payer une pareille cure; mais le traitement par les injections d’eau de mer est-il plus pratique et moins coûteux?

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