‹ De l'eau de mer dans la tuberculose pulmonaire et dans la gastro-entérite infantileChapitre 40 sur 47 · RÉSULTATS GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

RÉSULTATS GÉNÉRAUX

Il nous reste à comparer les résultats que nous avons obtenus avec ceux que relatent les différents auteurs.

Nous nous oceuperons d’abord des injections, puis des lavements. Enfin, nous comparerons lavements et injections.

1° INJEcTIONS. — C'est le procédé employé par Quinton et ses divers collaborateurs, Lachèze, Macé et Potocki, par Fiolle, Tixier.

La plupart de ces auteurs instituent le traitement marin, surtout chez les prématurés, les débiles, pour augmenter les résistances de ces organismes affaiblis, pour permettre un accroissement plus considérable du poids. Sans doute l'appareil digestif joue un grand rôle dans cette hypotrophie, et on peut penser que c’est en l'améliorant que l’eau de mer agit. Mais bien d'autres causes influent : accouchement avant terme, hérédotuberculose, hérédo-syphilis. Ces nourrissons sont peutètre plus sujets que d’autres à des gastro-entérites ;: mais ce n'est pour ainsi dire qu'incidemment que celles-ci sont

es. te une.

Hoi soignées par l’eau de mer, ce traitement était souvent inslitué avant leur apparition. Aussi ne trouvons-nous pas beaucoup de détails sur les troubles gastro-intestinaux, ni sur leurs modifications sous l'influence du plasma marin.

Nous avons pu cependant réunir 48 cas de troubles gastro-intestinaux traités par les injections d’eau de mer : Lachèze, 4; Macé et Quinton, 18 ; Potocki et Quinton, 4; R. Simon, 1 ; Tixier, 5 ; L.-G. Simon et Pater, 5; Lalesque, ?; Fiolle, 3; O'Followel,2; Leenhardt, 1; Gaujoux, l; nous-même, 2. À part L.-G. Simon et Pater, nous ne trouvons aucun adversaire de la méthode.

Les auteurs ont surtout étudié l’action sur le poids : celui-ci, qui est généralement en diminution assez considérable, commence dès le début du traitement par ralenür sa chute, puis reste stationnaire, finit par augmenter; cette augmentation persiste après le traitement. Les courbes ou les graphiques. sont assez suggestifs à ce sujet. Quelques cas sont particulièrement intéressants : Un enfant chétif, qui n’augmente que d’un gramme par jour, augmente ensuite de 40 grammes (Tixier, Obs. VI). Chez un malade déjà cité de Potocki et Quinton, la perte

. était de 20 à 100 grammes par jour; elle est remplacée par

un gain de 15,30 et à la fin de 60 grammes. Accroissement de 21 grammes chez un nouveau-né dont le poids pendant 14 jours était resté stationnaire (enfant n° 18 de Macé et Quinton). Augmentation de 7 à 8 grammes chez un nouveau-né qui diminuait de 18 grammes (enfant n° 1{7-de Macé et Quinton). Un enfant âgé de dix jours fait en trois jours, sous l'influence d’une diarrhée continue, une chute de poids de 300 grammes ; dès la première injection d'eau de mer, il augmente et l'accroissement va progressant, quoique la diarrhée mette quelque temps à

s’'amender (Lachèze, Obs. ITT).

Cet eflet n’est pas cependant constant ; parfois la chute de poids continue (Obs. VIT de Lachèze ; observations de L.-G. Simon et Pater ; obs. VII et VII de Tixier), ou bien l'augmentation n’est que passagère, et est remplacée par une perte de poids terminale (Obs. 6 et 7 de Macé et Quinton). |

L'élat général est lui aussi particulièrement remonté par les injections d'eau de mer. « L'enfant dort tranquillement... il est plus éveillé; ses mouvements sont plus vifs. l'enfant est tout à fait rétabli » (Lachèze, Obs. TIT). Après la série d'injections, « l'état est excellent », déclarent un grand nombre d'observations.

Fiolle est à peu près le seul à indiquer une élévation thermique de 1 degré, sous l'influence des injections. En tout cas, elle ne serait ici que salutaire chez ces sujets qui ont tendance à l’hypothermie.

Les symplômes gastro-inleslinaux sont favorablement influencés : les vomissements cessent, les fonctions intestinales se régularisent. Parfois cet effet est rapide (Tixier, Obs. VI), survient au bout de deux jours (Macé et Quinton, Obs. 13, 14, 19) ; dès la troisième injection (Robert- Simon). Mais souvent il tarde dix jours (Macé et Quinton, Obs. 12); selles vertes pendant les quatorze premiers jours du traitement marin (Macé et Quinton, Obs. 3).

Les selles mettent dix-sept jours à redevenir tout à fait normales (Lachèze, Obs. IT) chez un enfant dont l'état général était cependant amélioré et dont le poids était augmenté. Vingt jours s'écoulent avant que le nombre des selles soit réduit à deux (Potocki et Quinton, Obs. I); il est vrai qu'au début ce nombre était de vingt environ.

Assez souvent enfin lPélat gastro-intestinal ne subit guère d'amélioration : Macé et Quinton (Obs::6,:8,:410 et 11); Lachèze (Obs. VIT), Tixier (Obs. VII).

Les complications qui peuvent survenir au cours de ces gastro-entérites, telles que bronchite, ictère, sont guéries aussi par le sérum marin (Macé et Quinton, Obs. 13 ét 21).

Les doses employées sont assez variables : 1 à 5 cc. (Fiolle, L.-G. Simon et Pater); 10 à 20 cc. tous les deux jours (Lachèze); 10 ce. dans la région de l’omoplate tous les deux jours (Macé et Quinton); injections quotidiennes de 15, 30 et 40 ec. pendant 8 jours, puis repos une semaine (Tixier). Lalesque emploie 50 cc. tous les 2 ou 3 jours chez un enfant de 12 mois.

Quel est le pronostic de ces gastro-entérites traitées par les injections d’eau de mer? Sur 48 cas que nous avons réunis, nous trouvons 31 améliorations {64 °/,) et 17 non-améliorations (36 °/,), dont 10 morts (20 °/,). Ces chiffres sont relativement satisfaisants : car ce sont les cas les plus graves qui ont été soumis à ce traitement. Ce sont des «enfants n'ayant guère de chance de survivre » (Tixier) et chez la plupart desquels les autres médications avaient échoué.

L'ædème plus ou moins étendu constaté dans certains cas de mort (Tixier, Obs. IX; Macé et Quinton, Obs. 6, 8, 11) est-il lié aux injections d’eau de mer ? (1). N'’est-il pas plutôt une conséquence de l’athrepsie ?

Chez la petite malade de M. le professeur Leenhardt (Obs. XIII) un œdème généralisé survient: 1l disparaît rapidement à la suite de l'interruption des injections. ‘Let le rapport de cause à effet semble done bien établi. Mais il est difficile de se prononcer pour les autres cas suivis de mort.

(1) Achard et Paisseau ont montré que, chez quelques athrepsi-

ques, les injections de sérum artificiel produisent un œdème par-

fois généralisé.

se pete

Tout ce que nous pouvons dire, c'est que l’augmentation de poids constatée à la période terminale, chez ces nourrissons, est liée à cet œdème et est tout à fait factice. Peut-être dans quelques cas faudra-t-il s'occuper de l’état du rein avant de faire les injections d’eau de mer.

En dehors de ces cas on ne peut mettre sur le compte de l'ædème l'augmentation pondérale des autres malades.

On peut se demander encore si les améliorations sont dues à l’eau de mer et si leur cause ne réside pas dans le changement de nourrice, l'institution du régime -{alimentation réglée, lait ou bouillons de légumes, régime hydrique) ou la prescription de quelque autre médication. Celte hypothèse peut être vraie dans quelques cas où plusieurs traitements sont institués. Mais le plus souvent ou bien tous les autres traitements ont été déjà essayés sans succès, ou bien l’eau de mer est seule utilisée.

Dans l'observation 9 de Macé et Quinton, la première injection d’eau de mer et l'augmentation pondérale coïncident avec le changement de nourrice: mais cette augmentation n'est nullement en relation avec le changement de nourrice; dès qu'on supprime l’eau de mer, le poids tombe ; dès qu’on la reprend, le poids se relève. Potocki et Quinton font remarquer chez deux de leurs malades que le traitement marin est à peu près la seule médication.

Il en est de même chez nos deux malades (Obs. XI et XII). Chez la malade dont M. le professeur Leenhardt nous a communiqué l’observalion (Obs. XIIT), toutes les médications n'avaient donné aucun résultat; le régime lacté entrecoupé de fréquentes périodes de diète n'arrivait pas à guérir la gastro-entérite, Seules les injections, d'abord de sérum et de Léonide, puis de Léonide seule, produisent une amélioration manifeste.

Comparaison avec les injections de sérum artificiel. — La plupart des auteurs se sont occupés d'établir la supériorité des injections d’eau de mer sur celles de sérum. |

Aux 4 observations de gastro-entérite traitée par l’eau de mer que nous trouvons dans Lachèze, nous pouvons en comparer ?] traitées par le sérum artificiel. D'une façon générale, dans ces 21 cas les résultats sont moins bons: l’état général se remonte, mais lentement, les troubles gastro-intestinaux sont plus longs à guérir, souvent ne sont pas du tout améliorés. Quant ils le sont, les traitements employés sont si divers (benzonaphtol, diète hydrique, lavement de guimauve ou de bismuth, éliir parégorique) qu'il est bien difficile d'apprécier lequel a été efficace.

Macé et Quinton établissent par des termes de comparaison plus similaires la supériorité de l'eau de mer. Le gain pondéral chez les enfants soumis à l'eau de mer est presque deux fois plus considérable (8 gr. 14) que chez ceux qui sont soumis au sérum (4 gr. 96). Plus significatif est le gain des enfants soumis d’abord au sérum, puis à l'eau de mer: on n'en voit qu'un augmenter davantage avec le sérum; mais cela dépend de la diète hydrique à laquelle il a été soumis pendant la période de traitement par l’eau de mer. Tous les autres augmentent du simple (4 gr. 37) au double (8 gr. 70). La lecture des observations montre que, s'il y a une différence nette au point de vue du poids, il n'yen à pas beaucoup au point de vue des troubles gastro-intestinaux.

Tixier compare deux séries de 5 enfants traités par les deux méthodes. Dans chacune on compte 4 décès et une - survie; dans chacune, la moyenne des gains chez les sujets qui ont guéri est de 85 grammes par semaine : iden-

lité absolue jusqu'ici. Pour les enfants qui sont morts, la perte par semaine serait légèrement inférieare pour l'eau de mer (83 gr. au lieu de 109 gr. pour le sérum); mais ce léger avantage paraît dùû à l'augmentation factice liée à l'infiltration œdémateuse chez un des sujets traités par l’eau de mer. Tixier ne reconnaît qu'une légère supériorité à l'eau de mer, celle de provoquer une réaction de la moelle osseuse un peu plus considérable que ne le fait le sérum artificiel.

Marcel Labbé ayant montré l’anémie qu'entrainent les injections de sérum trop longtemps prolongées, Tixier s'est mis à l’abri de cette déglobulisation en faisant suivre une semaine d'injections d'une semaine de repos. Dans ces conditions, chez deux enfants traités, l’un par le sérum, l’autre par l'eau de mer, l’auteur n'a pas, pendant plusieurs semaines de traitement, trouvé de variaions bien notables du chiffre des hématies, ni de la quantité d'hémoglobine.

Les injections de sérum, qui ont donné de si merveilleux résultats dans cette forme grave qu'est le choléra infantile, doivent-elles être supplantées par l'eau de mer ? Il le semble, lout au moins dans le cas de Polocki et Quinton où les injeelions de sérum primitivement employées avaient été inefficaces.

2° LaAvEMENTs. — Nous avons déjà indiqué quelles raisons nous ont incitée à prélérer la voie rectale à la voie hypodermique chez la plupart de nos enfants atteints de gastro-entérile.

Les lavements de sérum qu'on prescrit si fréquemment chez l'adulte ne nous autoriseraient-ils pas à utiliser cette voie chez le nourrisson pour l’eau de mer? QUEIREL (de Marseille) ne donne-t1l pas le sérum artificiel en lave- |

ments pour le traitement de la débilité des nourrissons et: n'a-t-il pas fait publier dans les Annales de gynécologie par Mlle Mouren, sage-femme en chef, les heureux résultats de cette méthode? RUMPELMAYER n'a-t-il pas consacré sa thèse aux «injections rectales de sérum artificiel chez les enfants dans la débilité congénitale et acquise » ?

On n'en est plus à discuter le pouvoir absorbant du rectum pour les injections salines, du moins chez l'adulte. Cette absorption a été vérifiée pour le nourrisson par Rumpelmayer; si l'on ajoute du bleu de méthylène aux lavements de sérum au bout d'une demi-heure, le chromogène passe dans l'urine.

Nous ne reviendrons pas sur les excellents résultats obtenus avec les lavements d'eau de mer et qui consistent surtout en une heureuse action sur le tractus intestinal: diminution du nombre des selles, disparition de la fétidité, guérison rapide. Nous les avons déjà exposés avec nos observations personnelles : et nous ne connaissons point d'autres auteurs qui aientemployé les lavements d’eau de mer isotonique dans les gastro-entérites.

Nous n'avons pas la témérité de nous croire la première à avoir employé l’eau de mer en lavements : que peut-on découvrir de neuf en médecine depuis tant de temps qu'il y a des médecins et des malades? Aussi, n'avons-nous pas été très étonnée de lire qu'en 1812, L.-E. FrRançois'de Dieppe), dans sa thèse intitulée «Coup d'œil médical sur l'emploi externe el interne de leau de mer », préconisait les lavements d'eau de mer dans les fièvres et surtout comme vermifuge ; que GALIEN, à son chapitre « De dejeclione », parlait des lavements d'eau de mer ebqu'IrPPocRATE lui-même recommandait contre les affections prurigineuses et mordicantes Peau de mer à l'intérieur, el l'administrait surtout sous forme de clvs-

tère. Il est vrai Que dans tous ces casil ne s’agit pas de gastro-entérites et nous ne pensons point qu'on employât alors l’eau de mer isolonique.

La {echnique que nous employons pour nos lavements d'eau de mer est des plus simples. Une canule à lavement est introduite dans le reétum. L'ampoule de 300 ec. de Léonide est raccordée par un tube en caoutchouc à la canule; elle est maintenne à 30 ou 40 centim. au-dessus de l'anus de l'enfant. L'écoulement ne doit pas être trop rapide: 3 à D minutes suffisent.

Comparaison avec les lavements de sérum artificiel. — Les injections rectales de sérum pratiquées chez 44 enfants dans le service de Queirel, par Mile Mouren, s'adressent à la débilité congénitale; nous ne trouvons que par-ci par-là quelques exemples nets de gastro-entérile.

Quelques observations plus intéressantes se trouvent . dans la thèse de Rumpelmayer qui déclare avoir constaté une aclion nette sur certaines diarrhées séreuses, une modification et surtout une régularisation des selles. Un prématuré vomit après chaque tetée ; dès Le premier Jour des injections rectales, ses troubles cessent. Chez un enfant de 2? kil. 9S0 gr., les vomissements, les selles vertes disparaissent, le poids se relève dès le deuxième jour des injections rectales (Clinique Baudelocque, Obs. VI et XVIII):

Toutefois, ces cas ne sont guère comparables à ceux où nous avons employé les lavements d’eau de mer. L'âge diffère : quelques jours à peine dans les cas de Queirel et Rumpelmayer — 1 à 2 ans pour nos malades ; les doses aussi: D à 10 ce. par injections rectales de sérum

300 cc. pour nos lavemeuts d’eau de mer.

Aussi avons-nous cru devoir comparer nous-même, chez deux groupes de malades différents, les lavements

d’eau de mer et ceux de sérum, dans les mêmes conditions d'âge et de technique. Nous avons exposé quelques remarques à ce sujet à propos de trois de nos observations personnelles. Nous nous contenterons ici de rappeler que les lavements de sérum donnent de bons résultats dans les gastro-entérites, mais que ceux d'eau de mer sont bien prélérables (Obs. VI).

3° PARALLÈLE ENTRE LES INJECTIONS ET LES LAVEMENTS D'EAU DE MER DANS LES GASTRO-ENTÉRITES INFANTILES.

a) Un certain nombre de raisons techniques militent en faveur des lavements. Elles peuvent paraitre secondaires au point de vue scientifique pur, mais elles ont en elientèle une grande importance.

Lés lavements sont beaucoup plus facilement acceptés que les injections par l'entourage des pelits malades, surtout dans les milieux populaires.

Les lavements sont plus pratiques, ne déterminent pas d'accidents et peuvent souvent être confiés à la mère, quand on lui a montré une au deux fois la technique. Les injections, même faites par le médecin, risquent, dans ces milieux où l’asepsie est si souvent défectueuse, de devenir la porte d'entrée d’une infection : ces enfants ne sont-ils pas si sujets à s’infecter, que les partisans de l'injection préfèrent à la fesse ou à l'abdomen (régions habituelles des injections) la région de l'omoplate, comme plus facile à protéger, à mettre à labri de-toute contamination.

Lachèze conteste toutefois la plus grande difficulté de technique des injections sous-cutanées (de sérum) par rapport aux injections rectales. Il se base sur ce fait, que Rumpelmayer déclare parfois difficile de faire garder aux enfants les injections rectales des à 10 ce..de sérum.

C'est avec la seringue de Roux et une sonde de Nélaton n° 10 que Rumpelmayer opère; la sonde expurgéé d'air n'est pas introduite de plus de 4 à 5 em.: la solution de sérum est chauffée à la température physiologique.

Pour nous, avec la technique indiquée, nous n'avons aucune difficulté à faire conserver des lavements de 300 ce. pendant une ou plusieurs heures. Nous n'avons eu besoin ni de chauffer l’eau de mer ni de prendre grande précaution. Cette facilité tient sans doute à l’âge de nos enfants dont le sphincter anal n'avait plus l'excitabilité réflexe de celui du nouveau-né et était déja complètement éduqué.

Enfin chez les enfants trop débilités, atteints plus ou moins de sclérème, on peut se demander si la peau a conservé quelques propriétés d'absorption.

b) Tous ces avantages techniques ne seraient rien, si les injections donnaient dans les gastro-entérites infantiles de meilleurs résultats que les lavements. Il nous faut donc comparer les résultats que nous avons obtenus avec l’eau de mer en lavements et ceux que les auteurs et nous-même avons obtenus avec les injections d’eau de mer.

À quelques exceptions près, les observations d’injections d'eau de mer ürées de la littérature ne sont pas comparables aux nôtres. Dans celles-là, il s'agit de tout nouveaunés, de prématurés ou de débiles. Nos maladès au contraire sont nés à terme et sont âgés de 1 à 2? ans quand nous les traitons ; ils font des gastro-entérites non point par hypotrophie générale, mais par alimentation mal réglée. Aussi, quoique les résultats des auteurs soient tout à fait analogues aux nôtres, nous nous contentons ici de comparer deux catégories de malades, tous similaires, ceux de notre premier groupe (Obs. Là VIT) traités par les lavements, ceux de notre troisième groupe (Obs. XI à XIV) traités par les injections d’eau de mer.

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