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La tuberculose pulmonaire est sûrement la maladie dans laquelle la thérapeutique par l'eau de mer à été le plus préconisée. Elle-fut l’objet des premiers essais de Quinton, mais avant lui nous devons signäler les injeclions d’eau de mer non isotonisée pratiquées par Bonnäl* dès 1881; l'ingestion d'eau de mer en nature ou sous forme de sirop, de pain à l’eau de mer, d’élixir, prescrits par Marion en 1882, et antérieurement encore en 1825 par Lalesque (1).
Depuis les premières communications de Quinton, un grand nombre de travaux ont été publiés tous les ans sur ce nouveau traitement de cette maladie, contre laquelle tant de médications ont été déjà tentées. Après tant de désillusions, possédions-nous enfin une médication de choix, sinon spécifique ? C’estce qu'ont prétendu les pères de cette méthode : bon nombre d'auteurs se sont ralliés à cet avis, mais il ne manque pas, non plus, de contradicteurs. Aussi, avant de donner nos observations, croyonsnous nécessaire de passer en revue les diverses opinions émises.
(1) Dorvault rappelle en 1855 dans son livre « L'Officine » que l’eau chlorurée naturelle a été préconisée intus et extra par A. Latour comme propre à combattre la phlisie.
Tous les auteurs n’ont pas employé la même méthode, les mêmes doses, ne se sont pas adressés aux mêmes formes de la maladie : malgré ces différences qui ne sont pas, en tout cas, très accentuées, nous classerons ces opinions dans deux groupes distincts : ceux qui admettent avec Quinton les eftets excellents de l’eau de mer dans la tuberculose pulmonaire ; ceux qui n’ont eu que des insuecès ou des aggravalions.
Après avoir exposé dans deux paragraphes distinets les travaux tels qu'ils ont été publiés par leurs auteurs; après avoir nous-même exposé nos cas, nous verrons quelles sont les critiques qu'on peut adresser à tel ou tel auteur et de quelles objections sont passives leurs conclusions. De l'ensemble des cas publiés nous essaierons de déduire l'effet des injections d’eau de mer sur la température, la nutrition, le poids, l’état général, l'hémoptysie et leur efficacité dans les diverses périodes de la tuberculose pulmonaire.