XXXVIII PREFACE
soumis à la surveillance d'un régisseur stipendié (viliicus) et esclave lui-mônie(l).
Ce dernier système était fort en usage en Italie , et il était peut-être le meilleur entre les mains de ceux qui, suivant le conseil deMagon, vendaient leur maison de ville le jour où ils achetaient une maison des champs (2)^ et qui allaient eux-mêmes diriger leurs gens avec la double autorité du maître sévère et de l'agronome intelligent. ^Caton le pratiquait dans ses domaines j tout son traité de Re rusticâ s'adresse à des hommes qui faisaient valoir par eux-mêmes^ ayant pour auxiliaires leurs régisseurs {viliicus) et des esclaves. A l'époque où ce grand homme écrivait, l'agriculture était florissante et placée au premier rang parmi les plus nobles occupations de l'homme. « Ex agricolis , » disait-il , et viri fortissimi, et milites strenuissimi i» gignuntur; maxime que pius questus, habilisj> simusque consequitur, minimèque invidiosus! » Le propriétaire ne dédaignait pas de se vouer au travail des champs : il y consacrait son temps et ses prédilections. C'est aussi pour de tels hommes qu'écrivait Varron. Son livre est dédié à Fundania , qui venait d'acheter un fonds de terre , et voulait le cultiver par lui-même (3).
turel supérieur aux inventions de tel ou tel législateur. (Paul, 1. I. D. loc. cond.).
fi)Columelle, lib. I, c. 8.
(2) Pline, Hist. nat., lib. XVIII, v. 1 1 , 6 .
(3j Quoniam emisti fundum, quem benè colendo fructuo^ sumfacere vclis ( c. 1).