‹ De l'échange et du louage (volume 2)Chapitre 25 sur 125 · XLIV PREFACE · texte numérisé non relu

XLIV PREFACE

taire (1) ou fermier (2), prend une acception plus large; il s'étend spécialement à une condition intermédiaire entre l'esclavage et la liberté. Le colon, tel que les constitutions des empereurs nous le représentent, n'est plus le colon des anciens temps, celui à qui s'adressent les préceptes de Caton et les réponses des jurisconsultes; c'est un nouvel état social d'hommes attachés à la culture. Quel a été le point de départ de ce grand changement? quels ont été ses progrès, ses transformations? Ce sont là des ploblèmes historiques fort obscurs. Nous essaierons plus tard d'émettre quelques idées sur une question qui se rattache à l'origine d'une des fractions les plus importantes de la démocratie moderne. En attendant, signalons les principaux caractères du colonat, tel que nous le voyons organisé sous les empereurs (3).

Je parlais tout à l 'heure des esclaves attachés à des

(i) Caton dit que pour désigner un homme de bien on disait ôo/JMWflgr/co/am, bonumque colonwn. Voici ses paroles : « Et virum bonum cum laiidabant, ita laudabant : boniirn agri- » colarn, bonumque colontim. » {De re rusticâ. Préface.)

(2) Le mot colonum est employé dans ce sens dans le Digeste. Passim.

(3) Les sources sont ;

1° Code Theod. llv, V, t. 9, De fugîdvis colonis inquilinis et servis. T. i o, De inquilinis et colonis. T. 1 1 , Ne colonus, inscio domino y suuvi olienet vel peculium, etc.

2" Cod. Just., liv. XI, t. 4?» 49> 5<>» 5r, 5a, 63, 67. — De Jgricolis et censitis, et colonis. — Jn quibus causis coloni censiii. — De colonis Palœstinis. — De colonis Thracensibus. — De colonis- llljririanis, — De fugith'is i:olonis. — De Agri^

Page 1