XLVI PREFACE
Uneconslitiilion deValenlinion (1) exigeait que celle redevance fût payée en nature, à moins d'usages contraires (2), désirant en cela favoi'iser les colons (3), souvent embarrassés pour convertir en argent les fruits de la chose. Quelques érudils ont vu dans celte constitution une des causes principales qui ont maintenu et développé les cultures à mi-fruit dans les provinces oîi nous les voyons encore si fréquentes (4). Cette redevance était fixe; il était défendu au maître de l'élever. Les constitutions impériales voulant sauver une classe de personnes si utiles à l'agrioulture, de l'avarice des propriétaires, autorisaient tout colon de qui son maître exigeait plus que la redevance accoutumée et déterminée par l'usage ancien du domaine, à s'adresser au juge afin de faire réprimer ces exigences, et de forcer le propriétaire à rendre ce qu'il aurait exigé de trop par une telle superexaction (5). C'était là pour les agriculteurs une importante garantie (6),
» agriculturam, sub dominio possessor um » (De Civit. Del, liv. X, ch. i,n°2).