RÉSUMÉ ZOOLOGIQUE
Bien que l'histoire naturelle du parasite échinococcique soit depuis longtemps bien connue, nous pensons qu'il n’est peut-
. être pas inutile, tant est embrouillée la terminologie des livres,
de rappeler en quelques mots au début de ce travail, la dénomination, la disposition et la structure des différentes formations échinocoeeiques. Le schéma ci-contre nous y aidera. (Fig. 1).
Le kyste hydatique, ou mieux kyste échinoeoecique (encore appelé hydatide, échinocoque) est formé de deux couches : une externe, épaisse, feuilletée, anhiste, la eutieule (membrane cuticulaire ou externe), et une interne, extrêmement mince, granuleuse, renfermant des noyaux, la membrane germinale {membrane germinative, fertile, parenchymale, parenchymateuse).
À cette membrane germinale sont appendus d'innombrables petits grains, qui, à l’œ1l nu, donnent à la surface interne de la paroi échinococcique un aspect villeux, velouté. Ces petits grains se détachent avec la plus grande facilité : recueillis avec un peu de liquide hydatique dans un tube à essai, par exemple, ils apparaissent comme une sorte de sable blanc qui flotte un instant lorsqu'on agite le liquide, puis retombe au fond du tube. Or si l’on examine ces grains au microscope, même avec le plus faible grossissement, on voit qu'ils sont constitués par de petites vésicules, dans l’intérieur desquelles on découvre cinq, dix, vingt petits corps ovoïdes plus sombres. Ce sont là les vésieules proligères (capsules proligères) contenant leurs seolex (échinocoques, capitules, têtes, jeunes tœnias).
La structure des vésicules proligères est élémentaire : elles sont constituées simplement par une mince membrane granu-