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leuse tout à fait analogue à la membrane germinale sur laquelle elles sont implantées par un pédicule.
Quant aux scolex, appendus eux aussi par un court pédicule à la surface interne des vésicules proligères, ce sont de petites têtes de tænias, avec leur double couronne de crochets et leurs quatre ventouses. Normalement ils se présentent invaginés, | crochets et ventouses rétractés à l’intérieur. Une mince cuticule anhiste leur sert d’enveloppe. Ils contiennent des plaques brillantes, lenticulaires : les plaques calcaires ou plaques chitineuses. — Comme on sait, ce sont ces scolex qui, ingérés par le chien, se greffent dans son intestin, y continuent leur évolution et deviennent adultes sous la forme d'un petit ver, à peine long de 2" 5 à 3": le Tœnia Echinococcus — tæœnia dont les œufs renferment l'embryon hexacanthe — lequel embryon, ingéré par les herbivores, par l'homme, traverse là muqueuse digestive et se fixe en un point quelconque de l'organisme où il se transforme en un kyste hydatique. |
A l'état normal les vésicules proligères restent attachées à la membrane germinale, aux dépens de laquelle elles se sont formées. De même les scolex sont enfermés dans la vésicule proligère qui leur a donné naissance ; ils ne naissent jamais isolément de la membrane germinale. Si on les observe fréquemment libres dans le liquide, c'est que les vésicules proligères, très fragiles se rompent facilement; d’ailleurs on rencontre souvent ces scolex, par petites grappes, rattachés encore aux débris de leur vésicule proligère d’origine.
Reste une dernière formation échinococcique que tout le monde connaît : ce sont les vésicules filles (vésicules secondaires, hydatides) qu'on voit sortir souvent par centaines de l’intérieur des kystes hydatiques — vésicuies blanches, transparentes, élastiques, tremblottantes, dont le volume moyen est celui d’un grain de raisin, mais peut aussi quelquefois atteindre les dimensions d’un petit œuf de poule, ou plus souvent ne pas dépasser la grosseur d'un’pois, d’un grain de chenevis et même d’un grain de millet.
Contrairement aux v. proligères, qui existent pour ainsi dire dans tous /es kystes hydatiques primilifs, les vésicules filles, elles, ne sont pas constantes, tant s'en faut, et c’est lorsqu'elles
| = manquent qu'on entend encore quelquefois le chirurgien dire . que le kyste opéré est un kysfe stérile. C'est là une grave erreur, car le kyste n'en contient pas moins dans ces cas d'innombrables v. proligères, c'est-à-dire des milliards de scolex. Les kystes primitifs, vivants, réellement stériles (acéphalocystes), sont absolument exceptionnels.
Les vésicules filles ont la structure de tous les kystes échinococciques ; elles se composent : d'une cuticule, épaisse, feuilletée, et d’une membrane germinale, mince, granuleuse. Elles sont souvent stériles ; mais souvent ausâi elles possèdent à leur tour, appendus à leur membrane germinale, de petits grains blancs constitués par des ». proligères contenant leurs scolex. Les vésicules filles peuvent également renfermer des vésicules filles, qui deviennent ainsi vésicules peliles filles, et qui possèdent la même structure qu'elles. .
Telles sont\les différentes formations échinococciques que l’on rencontre dans les kystes hydatiques uniloeulaires, /es seuls . dont nous voulions nous occuper icr : ils constituent la presque
totalité des kystes hydatiques de l’homme. Quant aux kystes alvéolaires (ou multiloculaires) qui ont été surtout observés, comme on sait, dans la Bavière et le Tyrol, léur nature n'est pas encore élucidée, en dépit des importants travaux qu'ils ont suscités dans ces dernières années. D'ailleurs cette variété, sans être peut-être aussi exceptionnelle qu'on le pensait autrefois, n’en reste pas moins une rareté pathologique; elle ‘semble absolument inconnue dans de nombreux pays; en France, elle n’a été observée d’une façon indiscutable, chez l'homme, qu'une fois (Obs. Carrière), et il s'agissait d’un Bavarois mort à Paris.
Nous nous sommes abstenu de prononcer le nom de « kystes à prolifération exogène », parce qu'il s’agit là de faits très rares chez l'homme, et qui méritent certainement une révision.
Il nous faut revenir maintenant sur une question extrêmement controversée, qui, on va le voir, est d’un intérêt absolument primordial pour l’histoire des kystes échinoccocciques : celle de l’origine des vésieules filles.
On peut; faisant abstraction des théories de «l’accolement