TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE
Une première règle découle du fait de la fréquence des ruptures traumatiques ou spontanées des kystes hydatiques : elle consiste à dire que l'intervention chirurgicale dans les kystes hy datiques devra être aussi précoce que possible C’est un point sur lequel d'ailleurs tous les chirurgiens sont aujourd'hui d'accord.
Une seconde déduction à laquelle conduisent les différentes notions que nous avons exposées, est le rejet absolu de toute ponction simple, dans le diagnostic ou le traitement des kystes du fote. Ilest inutile de dire que nous rejetons d'une façon tout aussi formelle la ponction exploralrice faile sur la table d'opération, qu'acceptent encore un certain nombre de chirurgiens : elle est, on le conçoit, tout aussi dangereuse que les autres au point de vue de la dissémination des germes — sinon plus : dans ces cas, en effet, au cours de l'intervention qui suit immédiate ment la ponction, on est amené à manipuler le kyste percé et à faire ainsi sortir des germes en nombre plus ou moins considérable par l'orifice de ponction béant.
Les dangérs de la ponction exploratrice à la seringue de Pravaz, sur lesquels on a insisté à si juste titre, ont fait décroître de jour en jour le nombre des adeptes qu'elle avait parmi les médecins et aussi parmi les chirurgiens. Par contre la ponction exploratrice aspiratrice et la ponction thérapeutique, avec ses différentes modalités, survivent malgré les progrès de la chirurgie; des plaidoyers récents les ont brillamment défendues, et elles sont encor. prônées par quelques chirurgiens. À
Nous ne reprendrons pas ici le procès de la ponction fait maintes fois dans ces dernières années, tant à.l'étranger qu’en France. Nous aurons du reste, plus loin, l’occasion d'indiquer quelques-uns de ses dangers. En nous plaçant à notre point de vue particulier, nous dirons seulement que la ponction thérapeutique aspiratrice simple, aseptique, nous semble de toutes les ponctions la plus infidèle et la plus dangereuse ; elle est, on le sait, basée sur cette supposition obscure, confuse, qui se trouve du reste démentie par les faits cliniques et.expérimentaux : que l'évacuation d'une plus ou mins grande quantité de liquide hydatique ne permet plus au kv<te de se nourrir, et amène sa mort ainsi que celle de ses germes. S'il est peut-être plus restreint qu'on ne l'a dit — cela, pour les raisons que nous avons tenté d'indiquer précédemment — le danger de l'échinococcose secondaire dans ces cas n'en est pas moins indiscutable. Le fait seul que la ponction aspiratrice est souvent (de l'aveu même de ses plus ardents défenseurs) suivie d'urlicatre, en démontrant ainsi l'écoulement dans le péritoine d'une quantité aussi minime qu'on voudra la supposer, de liquide hydatique,ne démontre-t'il pas du mêmecoup la possibilité d’un ensemencement de la séreuse par les vésicules proligères et les scolex P
C'est surtout au cours des interventions chirurgicales qu'il faudra toujours avoir présente à l'esprit la notion de la greffe échinococcique.
La greffe à distance, l'ensemencement de la séreuse péritonéale, par exemple, au cours des opérations sur les kystes du foie ou de la rate, semble assez facile à prévenir. Cependant, quelques chirurgiens, encore à l'heure actuelle, ouvrent les