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CONCLUSIONS GÉNÉRALES

[. -- La rupture d’un kyste hydatique, qu'elle soit traumatique, opératoire ou spontanée, met en liberté des germes spécifiques qui peuvent se greffer et donner naissance à de nouveaux kystes : kystes échinococciques secondaires (échinococcose secon- AAirE) 2e

Il. — Les kystes secondaires peuvent reconnaître pour point de départ : des scolex, des vésicules proligères (?), des vésicules filles. .

x) Les scolex, malgré leur structure hautement différenciée, se transforment dans certaines conditions en kystes échinococciques parfaits, qui peuvent devenir fertiles.

8) La formation des kystes échinococciques aux dépens des vésicules proligères, admise par plusieurs auteurs, n’est peut-être pas définitivement établie: cette question mérite de nouvelles recherches.

y) Les vésicules filles, qui constituent des kystes échinococciques déjà parfaits, peuvent facilement continuer leur évolution hors de leur kyste d’origine et devenir fertiles.

III. La greffe des germes échinococciques peut être locale, circonscrite: elle peut se faire d’une façon diffuse dans le tissu cellulaire — ou d’une façon systématisée sur toute la surface d'une séreuse ; elle peut enfin se produire à distance par la voie circulatoire.

IV. L'existence, la fréquence, la variété des kystes secondaires, en pathologie, rendent nécessaire une révision de la pathogénie des différentes localisations de l'échinococcose.

Les statistiques de cette maladie. dont aucune jusqu à ce jour

n'a tenu compte de l’échinococcose secondaire, sont faussées dé ce fait et doivent être reprises. |

V. — Les faits établis ci-dessus comportent des déductions pratiques importantes : :

10 Le danger de la greffe échinococcique doit contribuer à: faire rejeter radicalement toute ponction simple (exploratrice ou thérapeutique) des kystes hydatiques.

20 Au cours des interventions chirurgicales, des précautions minutieuses sont nécessaires pour éviter la dissémination des germes spécifiques et leur persistance dans la poche kystique.

3° La prophylaxie de l'échinococcose secondaire peut être réalisée dans ces cas par une injection parasiticide, tuant les germes échinococciques dans le kyste avant l'ouverture large.

VI. — L'étude de l'échinococcose secondaire apportera sans nul doute quelque clarté dans la biologie encore obscure du parasite échinococcique ; aussi offre-t’elle au point de vue Zoologique un vif intérêt.

Nous ferons remarquer, sans en tirer de conclusions définitives, qu elle permet d'interpréter d'une façon simple et rationnelle un certain nombre de faits qu’on expliquait jusqu'ici par un cheminement mystérieux de l'embryon hexacanthe (migration active), ou par un mode de prolifération particulier des kystes (bourgeonnement exogène).

La transformation Kkystique des germes échinococciques (embryons hexacanthes, vésicules proligères (?), scolex) semble être une forme de résistance qui leur est commune et les rend jusqu à un certain point équivalents. La cuticularisation chitineuse progressive, qui la caractérise, permet à ces différents éléments parasitaires de résister à la contre-attaque phagocytaire et peut-être antitoxiqne de l'organisme qui les héberge.

VII. — Plusieurs questions que nous avons effleurées au cours de ce travail, sont enfin du -plus haut intérêt au point de vue de la pathologie générale. Ë

La greffe expérimentale, en donnant la possibilité de déterminer à volonté la formation des kystes échinococciques, per-

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