en 1909. 900000 au début de
Les départements où la Mutualité scolaire aie plus profondément pénétré son! : Aisne. 7.852 garçons, 5.846 filles; Ardennes, 10.45:1 et 9.263; Aube, 8.690 et 6.036 ; Gironde, 9.224 et 6.563; Landes, 9 332 et T 388 : Loiret, 7.811 et 5.859; Marne, 8.828 et 6.388; Meurthe-et-Moselle. 6.855 et 3.198; Nord, ^7 870 el 18.995; Oise, 13.324 et 9.260; Pas-de- Calais. 97 SI g et 15.258; Seine, 46.686 et 35.368 5 Seine-Inférieure, 16.168 et 12.029; Seine-et-Marne, (5.994 et 1.470 ; Seine-eM)ise , 9.288 et 4.762 ; Somme, 11.904 et 9.544 ; Yonne, 7.988 et 6.266.
Les cotisations annuelles s'élèvent à plus de 4 millions. Un million environ est distribué par l'entr'aide solidariste au titre de journées de maladie.
Comme les Associations d'anciens élèves, les Mutualités scolaires, grâce à la souplesse de leur organisation, tentent des expériences. Elles ont eu l'ingénieuse idée de mettre à proiit la loi du Ie* avril 1898 sur les Sociétés de secours mutuels pour placer en achats de terre une partie de leur fonds commun.
Elles ont fondé (Jura, Ain, Douhs, Vosges, Ardèche, Loire; des Mutuelles forestières qui, dans quelques années, grâce au produit des pins, fourniront la pension des associés.
Et le proiit est immédiat de ces plantations. Les jeunes mutualistes s'y forment aux bonnes méthodes sylvicoles, font un apport de travail collectif qui vaut mieux encore que le versement de la cotisation pécuniaire, contribuent au reboisement du sol natal, et,
en combattant le fléau de la déforestation et aussi de l'inondation, servent les intérêts de l'agriculture. La «petite patrie », en pays de montagne, est enrichie par eux à l'âge de la force productive ; elle les enrichira à l'heure du repos.
Mais, au vrai, n'est-il pas intéressant d'observer et de noter ces combinaisons vraiment nouvelles qui, au jour, apparaissent, s'adaptent aux nécessités locales, donnent vie à des institutions que l'uniformité ferait s'étioler et qui, au contraire, s'épanouissent en riche frondaison, grâce à la décentralisation spécialisée ?
Et la vertu de la solidarité, sous la forme mutualiste, n'est-elle pas rayonnante, qui gagne l'administration de l'Assistance publique, et à Paris (1907), et dans les départements (depuis 1900), faisant inscrire les enfants assistés, les pupilles de la Nation, sur les registres des Petites Gavé ?Même sa force d'expansion est telle que la Belgique, une partie de la Suisse, de l'Italie, fondent des Mutualités scolaires, à l'imitation de la France.
Il était logique et inévitable que le mouvement solidariste qui s'esquisse parmi les collégiens, les lycéens, les écoliers, passât des élèves aux maîtres. L'éducation sociale ne pouvait pénétrer chez les disciples sans que son influence gagnât les éducateurs.
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N'est-ce pas la solidarité qui a l'ait surgir dans chaque département ces Amicale* d'Instituteurs, qui s'occupent à l'heure actuelle d'intérêts professionnels mais cpii feront une part de plus en plus grande, demain, aux intérêts scolaires ? Ces « Amicales » arrachent institutrices et instituteurs à l'isolement, les habituent à concerter des efforts qui, à L'user, après une inévitable période d'essais et de tâtonnements, se rangeront aux lois de la mesure et de l'équilibre. 11 faut espérer que, combinant la tradition et l'évolution, elles dégageront la formule administrative que réclame une organisation vraiment démocratique et dont la solution est sans nul doute contenue dans l'association acceptée et pratiquée dans un esprit de discipline sociale.
Elles sont nées aussi de la solidarité, ces Sociétés de secours mutuels des institutrices et des instituteurs qui, dans chaque département, pourraient être prises comme types d'organisation et qui font sa place à la retraite, par cotisation spéciale, comme au service médical.
Ils se réclament également de la solidarité, ces Orphelinats départementaux des fdles et fils d'institutrices et instituteurs, fondés dans le Nord, en Seine-et-Oisc, dans le Loiret, — cet Orphelinat de l' Enseignement primaire que préside M. Mézières, de l'Académie française, et qui répand tant de bienfaits.
La solidarité revendique enlin parmi ses Œuvres, si originales, si signiticatives, et par l'inspiration et
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par le but : la Coopérative universitaire, que préside M. Emile Bourgeois, et qui arrache à la misère tant de veuves d'universitaires décédés prématurément ; — les Dispensaires antituberculeux de Seine-et-Marne, de Paris et la Seine, où maîtresses et maîtres font donner, à côté d'eux, des consultations à leurs élèves ; — enfin et surtout le Sanatorium antituberculeux deSainte-Feyrc, près Guérct, dû à l'initiative de M. Leune, inspecteur d'académie de Seine-et-Oise, qui a fait surgir de terre la collaboration obstinée et victorieuse de volontés et de dévouements que le président de la Société pour l'éducation sociale, M. Léon Bourgeois, signalait avec une éloquence douloureusement émue, à la cérémonie d'inauguration (1906).
Ce sont là, notées de façon succincte et cursive, quelques-unes des manifestations dont l'éducation populaire peut se prévaloir.
On les voudrait plus nombreuses. Elles sont d'inégale importance, de répartition inégale aussi, mais elles dévoilent, dans l'opinion, des tendances inexistantes, il y a seulement dix ans, et qui « indiquent un avenir ». Elles se sont produites surtout parmi des humbles et des faibles, en des milieux où l'on ne dispose que de médiocres ressources. Elles constituent des nouveautés en qui, au début, on voulut voir une mode née d'un engouement passager; mais
la mode a prouvé qu'elle était durable el qu'elle pouvait survivre à ses détracteurs.
Il appartient à la Société pour l'éducation sociale de transformer ce qui n'est encore qu'exception ou tentative isolée, en faisceau toujours plus compact «le faits permanents. Elle a inculqué sa doctrine aux bons ouvriers et apprentis sociaux qui s'essaient à de variées et vivantes expériences. Elle leur doit de les conseiller, de les guider, de les encourager el, quand ils s'ignorent, bien qu'ils creusent leur sillon côte à côte, de les rapprocher pour obtenir de plus larges et de plus féconds labours.
Le Congrès de Bordeaux, qui permet aux amis de l'Education sociale de se concerter, ne pourrait-il, pour éclairer la route de ses collaborateurs, leur proposer un plan d'action dans et par l'École?
Ne pourrait-il proposer l'adoption des vœux suivants qui sont d'exécution pratique et qui ne demandent, pour leur réalisation, que le concours libre des libres collectivités auxquelles on s'adresse?
I'ROJLT DE VOEUX
Le Congrès émet le vœu :
1° Que 1 éducation sociale soit enseignée non seulement par la parole mais par l'exemple (visites sociales aux Œuvres) dans les Lycées, Collèges de jeunes filles et de garçons, Écoles normales (troi-
sième année consacrée à la formation profession nelle des élèves-maîtresses et des élèves-maîtres), écoles primaires supérieures, écoles pratiques de commerce et d'industrie, etc. ;
2° Que les Associations d'étudiants, d'anciennes et d'anciens élèves des lycées et collèges, d'anciennes et d'anciens élèves des écoles primaires se rapprochent et se concertent, par régions, pour des Œuvres communes (caisses d'études, de voyages, fêtes interscolaires, colonies scolaires, fondation de chaires adaptées aux besoins locaux) ;
3° Que les Associations d'étudiants prennent de plus en plus contact avec les Œuvres complémentaires de l'école (notamment les Cours d'adultes , les Sociétés d'enseignement populaire , les Patronages) pour leur fournir professeurs, lecteurs, surveillants de séance, guides de promenades, selon le savoir et les aptitudes des collaborateurs volontaires ;
4° Que les Associations d'anciennes et d'anciens élèves des écoles fondent des cours, participent à la tenue des Patronages, viennent en aide aux institutrices et aux instituteurs dans l'œuvre de l'éducation populaire et aux élèves de l'école prolongée;
5° Que les essais de Coopération (sociétés, mutualités postscolaircs, agricoles, forestières, etc.) soient encouragés dans les Œuvres postscolaircs ;
6° Que la Mutualité interscolaire (entre élèves des lycées et collèges de jeunes filles el de garçons et écolières et écoliers) soit généralisée et que pr»>-
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fesseurs et instituteurs siègent dans des Comités mixtes (secondaires et primaires ;
le de plus en plus la Famille et l'École, la Famille et le Lycée soient rapprochés soit par les A — ciations d'anciennes et d'anciens élèves, soit par des Cercles ou Comités de professeurs <'t de parents éducateurs1.
i. M. Jules Payot, recteur de l'Académie d'Aix, dans une circulaire adressée (nov. 1909) aux chefs d'établissements, dit : n Ne serait-il pas possible de l'aire des visites approfondies des hôpitaux, réserve l'aile des maladies contagieuses, des asiles de nuit, des œuvres d'assistance parle tra\ ail. des œuvres diverses d'assistance publique ci privée, d'un syndical agricole, d'une école maternelle, d'une école professionnelle, etc.