‹ De l'école a la cité, études sur l'éducation populaireChapitre 35 sur 73 · CONGRÈS INTERNATIONAL DE L EDUCATION POPULAIRE · texte numérisé non relu

CONGRÈS INTERNATIONAL DE L EDUCATION POPULAIRE

faire le tour de toutes les idées à l'ordre du jour.

La première question : Sociétés d'instruction et d'éducation populaires, avail pour rapporteur M. Etienne Jacquin qui, dans un travail de 29 pages in-8°. résume les documents suivants :

Les œuvres d'éducation populaire complémentaire eu France, par M. Jeannot.

Les Petites A. el l'éducation populaire, par M. Eugène Blanchard.

Les œuvres postscolaires d'un instituteur de campagne, par M. Chevais.

Monographie des œuvres d'éducation populaire dans le département de laSomme, par M. Plazy.

Les sociétés d'instruction et d'éducation postscolaires, par M. Jovelet.

Quelques généralités et aperçus sur les sociétés d'instruction populaire, par l'Association philotechnique de Paris.

L'enseignement de la morale pratique dans les sociétés d'éducation populaire, par M. Raphaël Rousseau.

Des sociétés d'instruction et d'éducation populaires, par M. Léon Uiotor.

Quelques mots sur l'éducation populaire, par M. Pierre Mollcn.

Les laboratoires Bourbouze, par M.IIémardinquer.

Les sociétés d'instruction et d'éducation populaires, par M. Hémardinquer.

L'école américaine pour adultes, par M. Baumgarten.

Les universités populaires, par M. Gabriel Séailles.

Les œuvres scolaires en Belgique, par M. L. Timmermans.

Des patronages laïques dans les communes rurales, par M. J. Le Breton.

Des musées ruraux, par M. J. Le Breton.

La Belgique enseignante, par M. Charles Bémy.

Les cours du soir pour adultes en Angleterre, par M. le D1' Edward Flower.

Les sociétés d'instruction et d'éducation populaires, par INI. Martin.

Le jardin éducatif Momentano à Borne, par M. Costanza Palazzo.

Le denier des écoles de la ville de Lyon, par M. Bobin.

Les sociétés d'instruction, par M. Schlosser.

La société pour l'instruction élémentaire par M. Richard.

Les universités populaires, par M. Simonetti.

La valeur des sciences expérimentales, par M. Enrico Castelli.

La société de culture populaire dans l'Autriche allemande.

Les Universités populaires dans laBasse-Autriche.

M. Etienne .lacquin montre quel lien unit tant de communications en apparence disparates. Il écrit :

« Les unes ont pour but de justifier la nécessité de l'éducation complémentaire de l'École, les autres exposent plus spécialement le fonctionnement et les

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résultats d'œuvres Variées qui contribUenià ce complément d'éducation.

« Ainsi, ;i côté de la théorie, se trouve l'application. Toutes reposent l'action stif l'initiative privée si ingénieuse et si souple, sur l'activité des bonnes Volontés conscientes du devoir social et plus aptes à fonder des œuvres durables et réellemeiil efficaces que l'intervention officielle.

« Elles sollicitent, niais seulement à titre d'appui hioràl et pécuniaire, le concours des pouvoirs publics, des administrations départementales et municipales qui doivent encourager l'initiative individuelle agissant pour le bien publie et l'intérêt de la Société, mais non se substituer à elle.

« Toutes aussi estiment que la seconde éducation doit ftVoir sa base à l'école, qu'elle a pour but de fortifier et dont elle doit faire mûrir les fruits. Toutes signalent en effet le danger d'abandonner à euxmêmes, et sans défense contre les périls de la rue, les tentations de la vie, les entraînements des mauvais exemples et des fréquentations dangereuses, la jeunesse des deux sexes qui sort de l'école à un àgeoù l'expérience lait encore défaut; la conscience, éveillée seulement par le maître, n'a pas encore la maturité suffisante pour saisir évidemment le devoir et raisonner utilement de toutes choses ; comme la jeune plante a longtemps besoin de soins minutieux qui l'entretiennent, l'arrosent, la défendent contre l'envahissement des mauvaises herbes, jusqu'à ce qu'elle soit devenue un arbre robuste, capable d'op-

poser une résistance à l'action de la température ou des vents contraires, la jeune conscience, éclose à l'école, doit encore être guidée par une tutelle affectueuse qui l'empêche de dévier et de se déformer tant qu'elle n'a pas acquis la solidité qui lui permette de résister aux influences étrangères à elle-même, susceptibles de l'entraîner en de fausses directions.

« Toutes veulent cette éducation, s'appuyant sur la raison et sur la science, combattant l'ignorance et les préjugés.

« Tous les auteurs de ces communications indiquent encore que l'orientation de cette éducation complémentaire doit être nettement professionnelle, préparant chacun à son rôle dans la vie économique, et qu'à cette instruction professionnelle il importe de joindre une éducation morale donnant le sentiment des devoirs. »

L'analyse d'un mémoire de M. J. Edward Flower sur les Cours du soir pour les adultes en Angleterre est à connaître. Voici le résumé présenté par M. Etienne Jacquin :

« Avec la facilité d'apprendre, rien n'est plus remarquable chez un enfant que sa facilité d'oublier. Il importe de ne laisser aucune lacune entre l'époque où l'enfant sort de l'école et celle où il adopte un métier. Sur cette observation s'est fondée. en Angleterre, l'Association des cours récréatifs du soir pour les adultes.

« Il ne s'agit pas d'instruire les illettrés, les notions

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élémentaires en sont cône exclues; les cours sont dos écoles de continuation d'études ; l'enseignement technique pour le commerce et l'industrie en l'ait la base; les cours doivent ''Ire intéressants et pleins de vie, d'où leur titre de récréatifs. Les élèves ne doivent pas être forcés de suivre les cours -. c'est par la vue. les leçons de rhosos, les oxpériences et 1rs images qu'on procédera ; l'éducation physique et les matières d'utilité pratique dans la vie de tous les jours Feront partie du programme.

« Le côté moral et social ne sera pas négligé : des réunions d'élèves avec leurs parents et amis seront provoquées périodiquement : des l'êtes seront instituées dont les élèves seront à la l'ois les organisateurs et les ae tours; des sociétés amicales de tous genres seront créées : salles de lecture, excursions, exercices physiques, sociétés de prévoyance et d'épargne, de secours mutuels, etc.

« Pour l'organisation, une propagande active fut faite ; on fit appel aux ouvriers eux-mêmes, on les engagea à user de leur influence dans les réunions corporatives et autres, sur les conseils scolaires et autres, et les autorités locales.

« Le Gouvernement s'intéressa à l'action de l'Association ; des subventions furent allouées qui s'élèvent de 0 fr. 20 à 0 fr. 2b" par heure pour chaque élève inscrit.

« Le succès récompensa l'activité de l'Association ; le nombre des écoles où fonctionnent ces cours s'est élevé de 839 en 1885, à 5.971 en 1899,

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et celui des élèves inscrits, de 40.854 à 474.563. « C'est une œuvre comme celle-là qui contribue à l'amélioration réelle d'un peuple. Elle intéresse, non pas le petit nombre, mais la grande masse. Elle n'influe pas seulement sur les intérêts matériels et intellectuels du peuple, mais aussi sur son caractère moral et social. C'est la guerre à la paresse, à l'ignorance et au vice, ces ennemis géants de tout le genre humain. »

La 2e question : Conférences, lectures et bibliothèques populaires, a été rapportée par M. Maurice Muret, qui a résumé entre autres travaux :

Les conférences, les lectures et les bibliothèques populaires, par M. Bressoux.

Les journaux pour tous, par M. Emile Tcrquem.

L'Amicale de la rue Decamp, par M. Deligny.

Les bibliothèques populaires dans les Pays-Bas, par M. Van Huffel.

Des conférences et des lectures populaires, par M. Daniel Combier.

Les bibliothèques populaires en Alsace , par Mme M. L. Preis.

Les conférences populaires, par M. lliqucr.

Les conférences et les lectures populaires, par M. Martin.

Les bibliothèques scolaires, par M. Maurice Pellisson.

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