‹ De l'école a la cité, études sur l'éducation populaireChapitre 34 sur 73 · CONGRÈS INTERNATIONAL DE [/ÉDUCATION POPULAIRE · texte numérisé non relu

CONGRÈS INTERNATIONAL DE [/ÉDUCATION POPULAIRE

est né el oîi l'on a su lui donner une si pratique el si ingénieuse extension .

I Congrès de Paris préparé avec quelle précision, quelle patience, quel soin du détail par notre secrétaire général, M. Léon Robelin, esl la suite, le prolongemenl du Congrès de Milan. »

M. Cruppi, ministre du Commerce, qui présidai!, la séance inaugurale, a insisté sur l'intérêt qui, en France spécialement, s'attache au problème de l'instruction appliquée à l'adolescence-

« Quels agriculteurs, demande-t-il, aura le sol national si le pauvre écolier, pourvu ou non de certificat, est ignorant des progrès du monde, abandonné auxroutines anciennes cl ne sait qu'effleurer la terre avec la charrue do<, aïeux?

« Quels soldats aura la patrie, si l'éducation dans la caserne ne poursuit pas l'éducation pour la Cité?

« Quels citoyens aura la nation si, à l 'heure des passions et des troubles de la jeunesse, subsiste entre l'école et la vie un intervalle redoutable où l'adolescent est livré aux suggestions mauvaises ?

« Que deviendra la famille, si la jeune fille, jetée aux durs travaux, exposée à toutes les misères et à toutes les tentations, ne voit pas se former autour deile ces institutions protectrices qui préparent la femme à son rôle de ménagère et de mère de famille ? ■>

M. J. Cruppi a fait ensuite remarquer que, du reste, les institutions d'éducation populaire de la France méritent toute l'attention des délégués, et il insiste

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sur la nécessité de développer renseignement technique :

« La question, dit-il, de l'enseignement technique industriel et commercial n'est pas moins digne de votre attention que celle de l'apprentissage avec laquelle elle peut, sous certains aspects, se confondre.

« Nos institutions techniques, encore insuffisantes dans certaines régions, reçoivent chaque jour du pays et du Parlement une impulsion nouvelle. »

Et il a conclu ainsi :

« Il a fallu l'éveil de chaque peuple pour susciter l'organisation de l'école élémentaire dans le monde civilisé.

« Il faut à présent l'effort des ententes internationales pour donner au problème de la seconde éducation, non pas l'unité d'une solution, mais le secours des vues générales, qui permettront de souder les solutions les plus diverses sur des principes vérifiés par les meilleurs esprits.

« En instituant l'action coordonnée des Œuvres d'éducation populaire dans le monde, vous allez préparer l'avenir et c'est de vos travaux, inspirés par une foi ardente, que nos temps si troublés par la discorde économique verront peut-être surgir les germes les plus féconds de l'harmonie et de la paix. »

Le Congres s'est déroulé tout entier en séances plénières. Tous les adhérents ont pu de la sorte

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