RES INTERNATIONAL DE L'ÉDUCATION POPULAIRE
gère, M le Df Edwafds-Pillet, du Rôle de la mère de famille.
La très importante question do l'Enseignement professionnel a ou pour rapporteur M. René Leblanc,
inspecteur général de l'Instruction publique, qui a examiné un certain nombre de travaux préliminaires :
Les écoles d'infirmeries privées, par Mme Alphen- Salvador.
L'enseignement professionnel, par M. Boudouard.
L'enseignement professionnel, par M. Bcrthonneau.
L'enseignement professionnel, par M. de Puytorac.
L'enseignement professionnel par les petites A, par M. L. Perrot.
L'enseignement professionnel, par Mme Louise Cassel.
M. René Leblanc, tout en reconnaissant les services rendus par les Ecoles professionnelles, se prononce pour l'organisation de Cours qui, tà moindres frais, sauront pourvoir à l'instruction professionnelle d'un million d'adolescents. Il propose de reculer la date de la sortie de l'Ecole à treize ans. Il demande que l'atelier accorde obligatoirement trois ou quatre heures par semaine pour que l'apprenti puisse fréquenter, le jour, les Cours techniques, et non le soir, à l'heure où le surmenage empêche tout travail intellectuel. 11 cite comme
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exemples les 12 Cours organisés par la Ville de Paris et qui, au lieu de 300 francs par an et par élève, reviennent à 40 francs.
En résumé, dit-il, « l'enseignement professionnel (agricole, industriel, commercial, maritime, artistique, ménager) n'atteindra la masse des travailleurs que s'il est mis à la portée des intéressés comme complément de ce que leur apprend la pratique journalière du métier, c'est-à-dire sous forme de cours du soir, du dimanche, de demi-temps (cours techniques parisiens, cours des associations poly et phylotechniques, etc.), de cours temporaires (cours d'agriculture d'hiver, cours ambulants ou nomades, de laiterie, etc.), et, en général, de tout cours complémentaire n'empèchantpas le travailleur de vaquera ses occupations ordinaires.
C'est aux corporations patronales et ouvrières, aux syndicats, etc., qu'il appartient de provoquer les mesures permettant aux apprentis de profiter de l'enseignement professionnel mis à leur disposition, et créé pour eux par les associations privées et les pouvoirs publics. Mais c'est à ces associations, aux conseils élus, à l'État, d'organiser l'enseignement professionnel si nécessaire aux ouvriers. »
M. René Leblanc est partisan de l'obligation postscolaire professionnelle ; mais, dit-il :
« On ne saurait rendre l'enseignement professionnel obligatoire avant d'être sûr de pouvoir le donner. 11 convient donc d'assurer son organisation et de le mettre d'abord à la disposition de
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ceux qui en peuvent profiter : l'obligation viendra ensuil
La sixième et dernière question qui comprenait do nombreuses subdivisions a eu également pour rapporteur un spécialiste, le Fondateur de l'Œuvre des
Voyages scolaires. M. A. S. André, inspeeteur primaire à Reims.
11 a traité de l'Échange international des Enfants ; des Colonies de vacances interchangeables; des Voyages d'études des instituteurs et professeurs. Il avait été saisi des rapports suivants :
L'échange international des enfants, par M. Lange vin.
Les échanges internationaux d'enfants, par M. René Leblond.
Voyages d'éducateurs, par M. André.
Les dangers physiques et psychiques des échan ges d'enfants, par Mme Lydie Martial.
Les voyages de vacances des instituteurs et professeurs, par M. Chagniot.
L'assistance physiologique dans les écoles, par M. le Dr Giuseppe Badolini.
Les colonies de vacances en Italie.
M. A. S. André aboutitàde nettes conclusions dont celles surtout qui concernent la France sont à retenir :
« Que des instructions soient envoyées aux chefs d'établissements d'instruction publique (proviseurs,
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principaux, directeurs et directrices d'écoles primaires, directeurs et directrices d'écoles primaires supérieures), en vue de faciliter, pendant les vacances, en ce qui concerne le logement et la nourriture, les voyages d'études des maîtres et des élèves de ces établissements.
« Que les voyages de fin d'études des élèves des écoles normales primaires soient de nouveau recommandés par l'Administration de l'Instruction publique et que les allocations accordées par l'Etat aux instituteurs et aux institutrices qui se sont particulièrement distingués dans les œuvres auxiliaires et complémentaires de l'école soient affectées de préférence à des voyages groupant par régions les maîtres récompensés.
« Que l'Etat, les Départements, les Universités, les Sociétés d'anciens élèves des lycées et collèges, etc., fondent des bourses de voyage en faveur des professeurs de géographie et des élèves les plus méritants de nos établissements d'instruction publique, afin de leur faciliter l'étude sur place des beautés et des richesses des principales régions de la France. »
Si la discussion n'a pas été admise au cours des séances, « l'Exposé », les « Communications » ont fourni une copieuse contribution à la documentation orale.