CONGRÈS INTERNATIONAL DE [/ÉDUCATION POPULAIRE
C'étail même un spectacle à la fois curieux et touchant que de voir s< succéder à la triburië des délégués étrangers, venanl f)oiir la plupart de pays qui aspirent à l'instructidiL; au progrès. Ils disaient ce que l'on avait tenté chez éiix, à quels obstacles ils se heurtaient, quelles espérances ils nourrissaient. Ils déclaraient qu'ils avaient besoin de conseils, d'indications.
C'est ainsi que l'on entendit ù côté de M. von Erdberg, délégué de la Prusse, qui résuma les résultats obtenus par l'obligation dans l'œuvre postscolaire allemande, les représentants des pays qui cherchent encore leur voie, qui vont réclamant inspirations et exemples à des voisins à qui le bonheur (ies temps a permis de prendre une avance.
Ce furent entre autres : Mmes Straswewstat (Pologne), Polazzo-Constanzo (Italie); MM. Simonetti (Italie), Kruszowski (Pologne), Kobel (Belgique), Pulté (Italie), MarkowitCh (Serbie), Théodorus (Roumanie), Shzembosz (Pologne).
Parmi les « Communications » faites par des consistes français, il y en cul de fort intéressantes, et qui, parfois, constituaient une « nouveauté pédagogique ».
H. Benoît-Lévv. président de la Société populaire des Beaux-Arts, dans une causerie spirituelle et probante, montra les avantages que retirera de la cinématographie l'éducation populaire.
M. Julien Ray, professeur à la Faculté des lettres de Lyon, traita de renseignement à la caserne.
M. Henri Gasevitz, secrétaire général de la Fédération Nationale des Universités Populaires, insista sur les services que peuvent et doivent rendre les U. P. pour le rapprochement des ouvriers manuels et intellectuels. Il résuma l'œuvre accomplie par les 165 groupements existants.
M. Chaufour, secrétaire général de l'Union démocratique, traita du rôle que doit jouer la Société des Conférences françaises à V étranger.
La Société, qui est de fondation récente, se propose de répandre la littérature et les idées françaises au delà de nos frontières. « Notre langue occupe dans le monde une situation privilégiée. Mais, déclare M. Chaufour, elle n'est pas toujours représentée par ses meilleures productions ; aux vitrines des magasins s'étalent souvent des ouvrages dont les auteurs, ou bien nous sont totalement inconnus, ou bien ne doivent leur notoriété qu'à quelque procès scandaleux : et ces ouvrages figurent, parmi ceux de nos maîtres incontestés, en bonne place et avec des réclames suggestives, au catalogue de grandes maisons de librairie de l'étranger ; et on les lit, et les esprits mal informés ou prévenus s'appuient sur leur lecture pour proclamer que Paris est la grande Babylonc moderne, et la France le foyer de prédilection de la pornographie littéraire.
« Je ne m'attarderai pas à démontrer que la pornographie n'est pas une spécialité française; mais je dois constater que le danger qu'elle fait courir à