LE CONGRÈS NATIONAL DES PETITES A
On ne saurait refuser le mérite de l'originalité au Congrès national que les « Petites Amicales », les Associations d'anciens élèves des écoles publiques — les Petites A, comme on les appelle familièrement, — ont tenu au Havre, dulo au 19 juillet 1909.
Le Congrès, suite d'autres réunions qui avaient eu pour scènes : Paris, Lyon, Saint-Etienne, Montpellier, avait excité une vive curiosité. On se demandait, en dehors des initiés, ce qu'étaient ces énigmatiques, ces mystérieuses Sociétés où, déjà en 8.000 groupements, la Jeunesse populaire se concerte, se rapproche, se récrée, s'instruit, s'entr'aide.
Le Congrès, inséré dans des fêtes et réceptions officielles, devait être présidé, à la séance de clôture, parle Président delà République, assisté .1rs ministres de l'Instruction publique et des Travaux publics, et il recevait force éclat et rayonnement de cette haute sanction donnée aux efforts de ses promoteurs.
' Revue Pédagogique, octobre 1909.