‹ De l'Ecole d'AlexandrieChapitre 102 sur 161 · ET DU MYSTICISME. C1X · texte numérisé non relu

ET DU MYSTICISME. C1X

prits, qui, tout philosophiques qu'ils se croient, se sont déjà laissé prendre à cette autorité étrangère ; et qui, au lieu d'examiner à la lumière de la raison seule et de la saine philosophie, des doctrines si peu nouvelles et si bizarres, se sont enthousiasmés pour elles. Ces esprits-là vont au mysticisme, bien que pour la plupart ils l'ignorent et qu'ils soient prêts à se défendre sans doute de l'accusation, si elle était portée contre eux.

De ces trois causes, les deux dernières sont extérieures à la philosophie de notre école. Elle sait à la fois ce qu'elle doit penser et de la réaction religieuse qui s'emporte à des menaces contre elle, en attendant peut-être des violences, et de l'influence allemande qui n'entraînera jamais que des conversions assez peu nombreuses. Mais ce dont elle doit se défendre avec plus d'attention, c'est de ses propres entraînements. Ce sont là les plus dangereux, parce qu'ils sont les plus cachés, et partant les plus irrésistibles. La méthode que nous suivons est la seule que nous devions suivre. Socrate, Platon et Descartes sont nos garants. Mais cette méthode a ses écueils, qui ne sont que ses excès ; les Néoplatoniciens y ont péri, malgré les plus nobles efforts, qui peut-être auraient du

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