CVIII DE LA MÉTHODE DES ALEXANDRINS
en laissons la responsabilité, M. de Schelling à Plotin. Depuis on est allé fort au delà, et la doctrine avouée dans presque toutes les branches de l'école hégélienne, c'est que Dieu n'a pleine conscience de lui que dans l'homme, ou en d'autres termes, que l'âme de l'homme est Dieu. N'estce pas la confusion que nous avons signalée plus haut comme le principe fondamental du mysticisme ? Certes je ne voudrais point attribuer une doctrine, à mon avis si fausse, à qui ne la professe point: mais je ne crois point être injuste envers nos voisins, en disant que c'est là le résultat général de la philosophie qui est aujourd'hui la plus puissante chez eux. Ce résultat a beau se cacher sous ces obscurités infinies, où le mysticisme s'est toujours complu, et dont l'imagination germanique s'est abstenue moins que qui que ce soit : il n'en est pas moins réel ; et pour que la similitude fût plus complète, la philosophie nouvelle s'est mise à interpréter symboliquement la religion chrétienne avec toute la liberté que porta l'école d'Alexandrie dans l'explication du Polythéisme. Je crois que l'esprit français est antipathique à ces aberrations métaphysiques : et qu'il saura bien s'en défendre. Mais il est certains es-